La prévention passe par les communautés. C’est le fil rouge de la visite qu’a effectuée cette semaine dans la préfecture de Mô le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Awaté HODABALO.
Du nord au sud de la préfecture, de Djarkpanga à Tindjassè, le ministre a rencontré l’ensemble des forces vives : autorités administratives, élus, chefferie traditionnelle, guides religieux et acteurs de la société civile. Objectif : consolider le front local contre les menaces d’extrémisme violent.
Dans une zone frontalière, la réactivité est décisive. C’est pourquoi le ministre a appelé à renforcer la veille citoyenne.
Il a demandé aux préfets, maires, chefs de village et responsables associatifs de rester à l’écoute des populations et de signaler immédiatement tout comportement suspect ou tout discours de haine.
« La sécurité ne se décrète pas uniquement dans les casernes. Elle se construit chaque jour dans les quartiers, dans les marchés, dans les champs », a-t-il rappelé.
Cette approche communautaire est au cœur de la stratégie du CIPLEV, le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent. Elle vise à associer directement les citoyens à la protection de leur territoire, en complément de l’action des forces de défense et de sécurité.
La tournée a également permis d’évaluer le fonctionnement des services publics locaux. Le ministre s’est arrêté aux préfectures et aux mairies de Mô 1 et Mô 2.
Échanges avec les agents, état des infrastructures, gestion des dossiers : chaque étape a été l’occasion de rappeler l’importance d’une administration accessible et efficace.
Une attention particulière a été portée à la conservation des archives d’état civil. Pour Awaté HODABALO, sécuriser les actes de naissance, de mariage et de décès, c’est garantir l’identité juridique de chaque citoyen et la continuité de l’Etat.
Il a par ailleurs salué l’esprit de solidarité qui prévaut dans la préfecture et a invité les communautés à préserver cette cohésion, indispensable à la stabilité.
Le développement a aussi occupé une place centrale dans les discussions. Le ministre a informé les populations de l’avancée du projet de bitumage de la route Bassar–Tindjassè.
Cette infrastructure majeure doit améliorer la mobilité, dynamiser l’agriculture et ouvrir de nouvelles opportunités économiques pour toute la préfecture.
En clôturant sa mission, Awaté HODABALO a porté le message du Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBÉ, et a réitéré l’appel à l’unité.
À Mô, la ligne est donc tracée : vigilance collective, confiance entre gouvernants et gouvernés, et développement comme réponse durable à l’insécurité.

