Ils sont venus de loin, et en nombre. Ce samedi, le stade Dr KAOLO de Tsévié a refusé du monde. Pour la clôture de la 54ᵉ édition de la fête Ayiza, la préfecture de Zio a offert le visage d’un peuple rassemblé, fier et tourné vers l’avenir.
Pendant plus d’une semaine, les 16 cantons ont vibré au rythme de danses, de rites, de conférences et d’activités communautaires. L’apothéose de ce jour a mis un point d’orgue à cette dynamique placée sous le thème : « Ensemble pour un Zio inclusif et fort ».
Autorités traditionnelles, administratives, politiques, associations de femmes, de jeunes, de la diaspora : toutes les composantes du Zio étaient représentées. Les pagnes aux couleurs d’Ayiza, les chants et les tam-tams ont donné à la journée une atmosphère à la fois solennelle et festive.
Cette mobilisation traduit une réalité : Ayiza dépasse le cadre d’une simple fête. Elle est devenue le miroir du Zio, l’espace où la tradition se transmet et où la communauté se réinvente.
Prenant la parole au nom du Conseil des chefs traditionnels, Togbui EHLAN ADZAKLO IV a salué cette ferveur. Il a appelé les populations à garder vivant l’héritage des ancêtres. « La tradition n’est pas figée. Elle vit quand nous la pratiquons, quand nous la transmettons et quand elle nous unit », a-t-il déclaré.
La solennité de l’événement a été rehaussée par la présence de hautes personnalités du gouvernement.
Deux ministres, originaires de la préfecture, étaient au premier rang : Kodjo Sévon-Tépé ADEDZE, en charge de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, et Hodabalo AWATE, ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières.
C’est ce dernier qui a délivré le message du Président du Conseil. Il a félicité les organisateurs pour la réussite de cette édition et a rappelé que les valeurs portées par Ayiza – solidarité, respect, vivre-ensemble – sont les mêmes que celles qui fondent la vision de développement du pays.
D’une célébration à un engagement*
Au-delà des parades et des démonstrations culturelles, le thème de cette année donne le cap. « Un Zio inclusif et fort » signifie une préfecture où chaque canton, chaque jeune, chaque femme trouve sa place dans la construction locale.
Les activités menées dans les villages ont mis en avant l’artisanat, la cuisine locale et le dialogue entre générations. À Tsévié, la grande parade des chefs traditionnels a rappelé le rôle central de la chefferie dans la stabilité et la cohésion.
En refermant cette 54ᵉ édition, Ayiza laisse une image forte : celle d’un peuple qui puise dans son passé pour mieux préparer son futur.
Le pari est désormais de transformer cette énergie collective en actions concrètes pour le développement du Zio.

