L’Agence nationale d’identification, ANID, accélère. Avant le démarrage de l’opération d’enregistrement biométrique de masse, prévu du 17 août au 7 septembre 2026, l’institution a mené du 30 juillet au 6 août une vaste campagne de sensibilisation dans toute la région Centrale.
Cinq préfectures ont été couvertes : Mô, Blitta, Tchamba, Sotouboua et Tchaoudjo. Dans chacune d’elles, l’ANID a organisé des rencontres publiques pour expliquer le processus, recueillir les préoccupations des habitants et poser les bases d’une opération apaisée.
L’une des mesures phares de cette phase préparatoire est la mise en place de comités communaux de gestion des plaintes. Leur rôle sera d’assurer un traitement rapide et confidentiel des réclamations pendant toute la durée de l’enregistrement.
Formés aux procédures de saisine et à la gestion des cas sensibles, notamment les violences basées sur le genre, les membres de ces comités serviront de relais entre les populations et l’ANID. L’objectif est d’éviter les blocages et de rassurer les citoyens sur la transparence du processus.
Cette organisation s’inscrit dans le projet WURI-Togo, porté par la Banque mondiale. Déployé dans six pays ouest-africains dont le Togo, le programme vise à garantir à chaque personne une identité juridique reconnue.
Les séances ont mobilisé un large public : autorités administratives, élus locaux, responsables sécuritaires, chefferie traditionnelle, organisations de femmes, de jeunes, de personnes handicapées, médias et société civile.
Au-delà de l’information, il s’agissait surtout d’écouter. Les attentes et inquiétudes exprimées ont été consignées afin d’ajuster le déploiement sur le terrain. Les échanges ont aussi porté sur l’importance d’une pièce d’identité pour accéder aux services de base, mais également sur les devoirs que cela implique.
Les représentants de l’Etat ont appelé à la responsabilité collective. « Accueillez les agents avec confiance et participez activement », ont-ils recommandé, en insistant sur la nécessité d’impartialité et de diligence pour garantir le succès de l’opération.
Le directeur général de l’ANID, Colonel Devo SILÉTE, a rappelé la portée du projet. Pour lui, WURI n’est pas qu’un recensement technique. C’est un outil d’inclusion sociale et économique pour des millions de Togolais.
Il a invité les populations de la région Centrale à se préparer et à répondre massivement dès le 17 août. Les autorités locales, de leur côté, se sont engagées à maintenir la mobilisation jusqu’au dernier village.
Avec ces consultations bouclées, la région Centrale est désormais prête. La prochaine étape sera l’arrivée des équipes d’enregistrement biométrique pour trois semaines de collecte intensive.

