Le Togo s’apprête à créer sa première Aire marine protégée (AMP), un projet qui vise à protéger les écosystèmes marins et à promouvoir le développement durable. Deux rencontres ont eu lieu récemment à Agbodrafo et Aného pour expliquer le processus de création de l’AMP et recueillir les préoccupations des communautés locales.
L’AMP couvrira une superficie de 950 km² et sera située entre l’océan Atlantique et le lac Togo. Cette zone est riche en biodiversité, notamment les mangroves, les poissons et autres ressources halieutiques. L’objectif est de protéger ces écosystèmes tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales, au développement du tourisme et à la promotion de la recherche scientifique.
Le projet bénéficie du soutien de plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale à travers le projet WACA, le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM), l’UEMOA, la FAO et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les prochaines étapes incluent la délimitation officielle de la zone, l’élaboration du cadre réglementaire et la mise en place d’un mécanisme de suivi participatif impliquant les communautés locales.
L’initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du Plan national pour la biodiversité, renforçant l’engagement du Togo à protéger ses richesses naturelles et à contribuer aux efforts internationaux de préservation de l’environnement. La création de l’AMP est une étape importante vers un développement durable et une gestion responsable des ressources naturelles.

