16 futurs spécialistes en orthèses et prothèses, des centaines de vies transformées. Un projet ambitieux vient d’être lancé au Togo pour que le handicap ne soit plus une exclusion._
Au Togo, se faire appareiller quand on a perdu une jambe ou qu’on est né avec une malformation relève encore trop souvent du parcours du combattant. Il n’y a pas assez de spécialistes, pas assez de centres, et les patients partent à l’étranger ou restent sans solution.
Le projet PERAF 2026-2030 veut changer cette réalité. Et c’est à Lomé que tout commence.
Lancé dans la capitale togolaise, le Programme d’Enseignement et de Réadaptation en Afrique Francophone se fixe un objectif clair : renforcer l’offre de réadaptation physique dans toute la sous-région et promouvoir une inclusion réelle des personnes en situation de handicap.
Au cœur du dispositif, une première cohorte qui symbolise l’ambition : 16 étudiants en master d’orthèses et prothèses. 16 futurs experts capables de concevoir, de fabriquer et d’adapter des prothèses et des orthèses sur mesure. Des professionnels qui manquent cruellement aujourd’hui dans la plupart des pays francophones.
Car une prothèse, ce n’est pas un simple objet. C’est la possibilité de remarcher, de retourner à l’école, de reprendre le travail, de retrouver sa dignité. Former un spécialiste, c’est donc débloquer des centaines de vies.
Le PERAF ne se limite pas à la formation. Il veut structurer toute une filière : créer un vivier de formateurs, harmoniser les pratiques, doter les centres de réadaptation en équipements et en compétences, et faire de la réadaptation un pilier de la santé publique, et non un secteur oublié.
En accueillant ce projet, le Togo confirme sa vocation. Déjà positionné comme un hub de formation médicale dans la sous-région, le pays devient désormais le centre de gravité de la réadaptation physique en Afrique francophone.
2026-2030 : quatre ans pour prouver que le handicap n’est pas une fatalité, mais une différence que la science et la solidarité peuvent accompagner.
Launetogo

