Le ministère togolais des Affaires étrangères a convoqué, ce vendredi l’ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne (UE) à Lomé. Cette démarche, qualifiée d’« urgente » par des sources gouvernementales, intervient en réaction à une résolution adoptée récemment par le Parlement européen. Le Togo y voit une intrusion inacceptable dans un dossier judiciaire relevant strictement de sa souveraineté nationale.
Une résolution européenne contestée
La résolution en question, dont le contenu précis n’a pas été rendu public, aurait selon Lomé « outrepassé les principes de respect mutuel entre partenaires ». Le gouvernement togolais dénonce un « mélange des genres » entre diplomatie et processus judiciaire, insistant sur le fait que l’affaire concernée est traitée « dans le strict cadre des lois togolaises et des normes internationales ».
Indépendance de la justice et réciprocité
Lors de l’entretien avec l’ambassadeur européen, le chef de la diplomatie togolaise a réaffirmé l’autonomie des institutions judiciaires du pays.
Cette convocation s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre certains États africains et l’UE, notamment sur des questions liées à la gouvernance. Des analystes soulignent que Lomé cherche à marquer un précédent, en soulignant que les partenariats internationaux ne doivent pas empiéter sur les prérogatives nationales.
Cette action diplomatique témoigne de la volonté du Togo de préserver sa souveraineté et de maintenir des relations respectueuses avec l’Union européenne, tout en défendant ses propres intérêts. On s’attend à ce que les discussions entre les deux parties soient axées sur le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures.

