

La journée internationale des droits de la veuve (JIDV) célébrée chaque 23 juin de chaque année, a été commémorée en différé le 29 juin 2024 à Lomé par l’ONG Aide et Action à la Veuve, à l’Orphelin et à l’Enfant Déshérité (AAVOED).
Destinée à sensibiliser la population aux droits des veuves dans le monde entier, cette journée a permis aux responsables de l’AAVOED de rassembler une cinquantaine de veuves pour une causerie débat afin de faire l’état des lieux du cadre législatif et réglementaire et aussi de relever les défis auxquels sont confrontés les veuves.
Afin de porter l’attention de la communauté internationale sur la marginalisation des veuves et ses enjeux, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 23 juin Journée internationale des veuves, à travers l’adoption de sa résolution A/RES/65/189 du 21 décembre 2010.
Aujourd’hui au Togo, plus que jamais, cette journée est l’occasion d’agir et de faire en sorte que les droits et la situation des veuves soient reconnus. Il s’agit notamment de leur fournir des informations sur l’accès à une part équitable de leur patrimoine, de leurs terres et de leurs ressources productives; une pension et une protection sociale qui ne sont pas basées uniquement sur l’état matrimonial; un travail décent et un salaire égal; ainsi que des possibilités d’éducation et de formation. Donner aux veuves les moyens de subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leur famille permet de lutter contre la stigmatisation sociale, qui provoque l’exclusion et des pratiques discriminatoires ou préjudiciables.
Après avoir établi le constat qui amène a bafoué les droits de ces veuves, la Présidente de l’ONG L’AAVOED Mme Abougnima KADJAKA veut à travers ces échanges apporter des solutions en vue de palier tant soit peu à ce fléau.
» Le constat qui est établi au Togo est qu’il arrive qu’au décès du conjoint, la famille de ce dernier arrive à la maison et chamboule tout. C’est ainsi qu’on peut voir les parents du mari fermer les portes du logement, fermer le lit conjugal, confisquer les pièces des enfants et le certificat de mariage. Dès fois, on exclue même la veuve de là où elle habite. Dès fois, on la soumet aussi à certains rites dégradants austères afin qu’elle ne puisse pas accepter de les accomplir ; ce qui l’ obligerait donc à quitter le domicile conjugal. Dès fois aussi, on va même jusqu’à l’ accuser d’ avoir tué son mari. Tout ceci n’ a que pour objectif de l’ éloigner de ses droits de succession. Cette rencontre a été l’occasion de partager avec nos maman, nos soeurs les procédures pour parvenir à entrer dans leur droit successoral.Ça été une belle rencontre au cours de laquelle les veuves présentes ont partagé leur vécu avec nous et en retour, leur avions donné les informations nécessaires en vue de revendiquer leur droit » a-t-elle expliqué.
Il faut noter également qu’en dehors de l’appui aux veuves et d’autres secteurs, l’ AAVOED embrasse l’environnement et prône aussi l’éducation de la jeune fille, son maintien dans le cursus scolaire et son leadership.
Prudence AFANOU

