La modernisation de la justice togolaise a franchi un cap décisif. Le Tribunal de Grande Instance de Lomé* a officiellement lancé la dématérialisation du paiement de ses services en ligne, une réforme portée conjointement par le Ministère de la Justice et des Droits humains et le Ministère chargé de l’Économie numérique.
Cette étape s’inscrit directement dans la feuille de route Togo Digital et le Plan d’Accélération de la Digitalisation*, voulus par SEM Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, pour rendre l’administration plus proche, plus rapide et plus transparente.
Procédant au lancement, le Garde des Sceaux, Maître Pacôme Adjourouvi, a rappelé l’enjeu : rapprocher la justice des citoyens. Désormais, justiciables, avocats, huissiers et auxiliaires de justice peuvent régler en ligne les frais liés à près de 40 actes judiciaires civils du TGI de Lomé.
Au-delà du paiement, la plateforme permet un suivi des procédures à distance, 24h/24 sans déplacement. Objectif : fluidifier les démarches, sécuriser les transactions et réduire les délais de traitement des dossiers.
Une réforme pensée pour toute la chaîne judiciaire
La cérémonie a mobilisé magistrats, procureurs, présidents de juridiction, greffiers et équipes techniques. Le Président du TGI de Lomé a salué un projet « structurant » pour le fonctionnement de la juridiction.
L’Agence Togo Digital a ensuite présenté le portail et ses usages concrets. Le cabinet *Afrique Informatique, consultant du projet, a dévoilé le back-office : un outil administré par le greffe pour gérer et traiter les requêtes dématérialisées en toute traçabilité.
Au-delà de l’innovation technique, cette réforme vise trois gains majeurs : améliorer l’accès au service public de la justice, renforcer la transparence dans la gestion des dossiers et simplifier la relation entre le citoyen et l’institution judiciaire.
Phase pilote à Lomé, généralisation ensuite : la plateforme sera progressivement déployée dans les autres cours et tribunaux du pays.
Avec cette avancée, la justice togolaise pose les bases d’un service public judiciaire pleinement connecté aux exigences de performance et d’équité du 21ᵉ siècle.

