Les rideaux sont tombés vendredi sur la deuxième session ordinaire 2026 du Cadre Permanent de Concertation*. Pendant quatre jours, acteurs politiques de la majorité et de l’opposition se sont retrouvés dans la capitale pour passer au crible les grands enjeux institutionnels liés à l’entrée en vigueur de la Ve République.
Un dialogue recentré sur le fonctionnement des institutions
Placée sous le signe de l’appropriation des nouvelles règles du jeu démocratique, cette session a permis aux partis politiques représentés au CPC de formuler un ensemble de propositions. L’ambition : consolider le dialogue, fluidifier les rapports entre institutions et adapter les pratiques politiques au nouveau cadre constitutionnel.
Les travaux en commission ont porté sur des thématiques structurantes. À l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été adoptées. Elles seront transmises aux autorités compétentes pour analyse et suite à donner. L’objectif affiché est de transformer la concertation en un outil opérationnel au service de la stabilité et de la gouvernance.
Inondations : le CPC exprime sa solidarité nationale
La session a également été marquée par les intempéries des 28 et 29 juin. Face aux inondations qui ont frappé plusieurs localités, les membres du CPC ont tenu à exprimer leur compassion.
Ils ont présenté leurs condoléances aux familles éplorées, réaffirmé leur soutien aux populations sinistrées et lancé un appel à la responsabilité collective. Pour les participants, la préservation des ouvrages d’assainissement et le respect des zones non constructibles sont des gestes citoyens indispensables pour limiter l’impact des fortes pluies.
Me Tchassona Traoré : « La concertation est un rempart pour la cohésion »
En clôturant les travaux, *Me Tchassona Traoré, président du CPC*, a salué _« un climat de franchise et d’écoute mutuelle »_ qui a prévalu tout au long de la session.
Pour lui, le CPC garde toute sa pertinence à l’ère de la Ve République. _« La concertation n’est pas un luxe. Elle est un levier fondamental pour renforcer la cohésion nationale, consolider nos institutions et accompagner sereinement la marche démocratique de notre pays »_, a-t-il insisté.
En renvoyant les conclusions aux plus hautes autorités, le CPC réaffirme sa vocation : être un espace de dialogue exigeant, où les divergences politiques se discutent afin de dégager des solutions d’intérêt général.

