Dans une démarche inédite, l’Agence Éducation-Développement (AED) et la Synergie des Acteurs des Énergies Renouvelables (SAER) ont officialisé un partenariat ambitieux ce vendredi. Objectif : structurer une filière de formation professionnelle sur mesure pour répondre aux défis techniques et humains du secteur des énergies renouvelables, pilier de la stratégie nationale togolaise.
Une co-construction au cœur des métiers verts
L’accord, d’une durée de trois ans (2025-2028) paraphé sous l’égide du Directeur Général de l’AED, place les professionnels de la SAER en co-concepteurs des cursus dispensés dans les Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD). Cette approche participative vise à anticiper les besoins en compétences spécifiques (maintenance de panneaux solaires, gestion de micro-réseaux, etc.) tout en intégrant les innovations technologiques du secteur.
Serge Adoté, Président du Conseil d’administration de la SAER, a insisté sur la dimension transformative de la formation proposée : « Notre engagement va au-delà des salles de classe. En créant des partenariats avec des entreprises innovantes, nous permettons aux étudiants de se confronter aux réalités professionnelles dès leur première année. Ils pourront non seulement mettre en pratique leurs acquis théoriques, mais aussi affiner leur sens critique face aux défis techniques contemporains. »
Pour Dammipi Noupokou, Directeur général de l’AED, « cette convention incarne une alliance stratégique bien au-delà des formalités administratives. Elle cristallise une ambition collective : créer des synergies durables entre l’accès à une éducation inclusive, l’essor de formations professionnelles adaptées aux réalités locales, et la mise en œuvre de projets écologiquement responsables. Concrètement, il s’agit de tisser un écosystème où chaque jeune peut acquérir des compétences porteuses d’emplois verts, où les communautés deviennent actrices de leur transition énergétique, et où chaque initiative nourrit un cercle vertueux de progrès social et environnemental. C’est cette interdépendance qui fera de notre vision une réalité tangible pour les générations futures ».
L’alternance comme levier d’insertion
Les IFAD déploieront dès 2026 des formations certifiantes associant 60 % de pratique en entreprise et 40 % de théorie. Un modèle qui permet aux apprenants d’acquérir des savoir-faire directement applicables, comme l’illustre le cas des techniciens en énergie solaire. Ces derniers effectueront des stages chez les installateurs membres de la SAER, bénéficiant ainsi de retours d’expérience concrets sur les défis techniques rencontrés sur le terrain.
Accélérer l’effectivité du triptyque Formation-Emploi-Développement
Assima-Kodjovi Katabalé, Directeur général de l’IFAD-Bâtiment & ENR, a rappelé dans son intervention, les cinq (5) piliers qui sous-tendent cette alliance à savoir : le développement des formations initiales et continues dans le secteur des énergies renouvelables (EnR) ; accueil des apprenants en entreprise, au sein des membres de la SAER ; formation en alternance et renforcement des capacités des formateurs et tuteurs d’entreprise ; participation de la SAER à la gouvernance de l’IFAD-ENR ; appui technique et matériel à la formation et aux infrastructures pédagogiques.
La signature de cette convention a également été marquée par un geste fort en faveur des apprenants. Deux apprenants de l’IFAD-Énergies Renouvelables ont reçu une subvention couvrant tout ou partie de leurs frais de scolarité, tandis que quatre autres bénéficieront de stages pratiques au sein d’entreprises membres de la SAER.

