Nommé ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts le 8 octobre 2025, Isaac Tchiakpé hérite d’une mission audacieuse : transformer le Togo en un pôle logistique et économique incontournable en Afrique de l’Ouest. Pour y parvenir, il mise sur un savant mélange entre modernité et préservation des racines culturelles, une stratégie qu’il présente comme « le socle d’un développement inclusif et durable ».
Un hub logistique ancré dans l’identité togolaise
Tchiakpé l’affirme : « Notre patrimoine n’est pas qu’un héritage du passé, mais un levier pour l’emploi, l’innovation et l’attractivité. » Son plan s’articule autour de trois axes : la digitalisation des services touristiques, la réhabilitation des sites historiques comme les tata somba (habitats traditionnels), et la création de corridors logistiques intégrant hôtellerie, transports et centres d’affaires. L’objectif ? Séduire les investisseurs tout en facilitant l’accès aux richesses locales, des plages de Lomé aux réserves animalières du nord.
Synergie public-privé et formation : les clés de la réussite
Conscient des défis infrastructurels, le ministre compte impliquer le secteur privé dans des projets structurants, comme l’extension de l’aéroport de Gnassingbé Eyadéma. Parallèlement, il annonce un programme de formation pour 5 000 jeunes aux métiers de l’hôtellerie et de l’artisanat d’ici 2027. « Chaque statue, chaque danse traditionnelle raconte une histoire qui peut générer des revenus », souligne-t-il, évoquant un partenariat avec l’UNESCO pour classer de nouveaux sites.
Ambition régionale et écologie
Tchiakpé ne cache pas ses aspirations sous-régionales : il plaide pour un visa touristique commun aux pays de la CEDEAO et veut positionner le Togo comme porte d’entrée vers des destinations voisines comme le Ghana ou le Bénin. Mais attention au « tourisme de masse destructeur », prévient-il, en promettant un label « Écotourisme made in Togo » certifié par des organismes internationaux.
Reste à voir comment ce visionnaire conciliera modernité effrénée et respect des traditions. Une chose est sûre : avec lui, le Togo ne se contente plus de rêver son avenir – il le construit pierre par pierre.

