C’est un partenariat qui mise sur l’humain pour sauver le bitume. La Société autonome de financement de l’entretien routier, la SAFER, et le Centre régional de formation pour l’entretien routier, le CERFER, ont lancé le 12 octobre à Lomé la cinquième édition de leur atelier régional de perfectionnement.
Un atelier placé sous le haut patronage du ministre délégué chargé des Travaux publics et des Infrastructures et qui rassemble une soixantaine de professionnels venus du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo.
Pendant dix jours, le CERFER met son expertise pédagogique au service d’un objectif très concret porté par la SAFER : améliorer la qualité des interventions sur le terrain.
Pour la SAFER, qui finance l’entretien du réseau togolais, l’équation est simple. La pérennité d’une route ne dépend pas seulement des ressources mobilisées. Elle tient à trois choses : la capacité à bien diagnostiquer la dégradation, à choisir la technique de réparation la plus adaptée et à bien préparer les dossiers techniques. C’est précisément ce que le CERFER enseigne dans cet atelier.
Les techniciens y approfondissent le diagnostic des pathologies routières, des fissures superficielles aux défaillances structurelles, et s’exercent aux méthodes de réparation qui permettent des interventions plus ciblées, plus efficaces et plus économes.
A l’ouverture, le directeur de cabinet Kongnah Bignoite Frédéric, au nom du ministre délégué, a rappelé l’urgence de cette montée en compétences face à un fléau qui accélère l’usure des routes : la surcharge des véhicules. Il a invité les participants à faire de cette formation un levier pour une meilleure protection du patrimoine routier.
De son côté, le directeur général du CERFER a mis en avant la transformation en cours du centre, avec la modernisation de ses infrastructures et de ses enseignements grâce à l’appui des pays membres du Conseil de l’Entente et des partenaires techniques et financiers. Une volonté de coller aux réalités des entreprises et du terrain.
En unissant leurs forces, la SAFER, bras financier, et le CERFER, bras formateur, entendent ainsi créer un cercle vertueux : mieux former pour mieux entretenir, et mieux entretenir pour faire durer les investissements routiers de toute la sous-région.
La rédaction

