Un mois après le sinistre du 28 septembre, l’État met en place un dispositif d’urgence pour éviter l’asphyxie économique des commerçants touchés.
Le marché d’Anié ne restera pas en cendres. Le gouvernement a annoncé ce 13 octobre un plan d’accompagnement financier destiné aux commerçants sinistrés lors de l’incendie qui a ravagé le marché le 28 septembre dernier. L’objectif est de soulager l’urgence immédiate tout en finançant la reprise d’activité.
Le dispositif s’articule autour de mesures négociées avec les victimes et les partenaires financiers. La première porte sur un moratoire d’un an accordé sur le remboursement des encours de crédit existants, à compter de la date du sinistre. Une respiration sans échéance ni pénalité pour permettre aux commerçants de se relever.
La seconde mesure concerne la reconstitution du capital. Des crédits à taux zéro seront mis à disposition afin de permettre le réapprovisionnement en marchandises sans alourdir davantage l’endettement des victimes.
Enfin, le mécanisme d’indemnisation tiendra compte de la situation des bénéficiaires. Les commerçants assurés auprès du Fonds national de la finance inclusive pourront bénéficier d’une indemnisation correspondant à l’intégralité du sinistre déclaré, tandis que pour les autres victimes, une prise en charge à hauteur de cinquante pour cent des pertes est prévue, offrant ainsi un filet de sécurité inédit pour de nombreux acteurs de l’informel.
Pour garantir la fluidité du dispositif, un guichet de refinancement sera ouvert à l’intention des services financiers décentralisés intervenant dans la zone sinistrée. Un numéro vert, le 80 00 00 12, a également été mis en place pour répondre aux demandes d’informations complémentaires.
Au-delà de l’aide financière, c’est un signal fort que l’exécutif entend envoyer. Anié, carrefour commercial stratégique sur l’axe Lomé-Cinkassé, ne peut rester à l’arrêt.
Launetogo

