Le décor n’est pas diplomatique, il est futuriste. En visite officielle en Chine, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a troqué ce 14 octobre les salles de réunion contre les laboratoires de l’innovation.
Objectif affiché : faire du partenariat sino-togolais un accélérateur de la transformation structurelle de l’économie togolaise. Et l’innovation technologique en est le cœur.
Première immersion, le Monde des robots. Le chef de l’exécutif togolais y a découvert de près ce que l’automatisation peut apporter à l’industrie, à la logistique, à l’agriculture et aux services. Des secteurs clés où le Togo cherche à gagner en productivité et où le transfert de savoir-faire chinois pourrait changer la donne.
Deuxième étape, plus stratégique encore, l’exposition consacrée à la 6G. Au-delà de la simple évolution de la 5G, c’est la prochaine génération des télécommunications qui se dessine, avec sa promesse d’une connectivité ultra-rapide et d’une intégration massive de l’intelligence artificielle. Une révolution que Lomé entend ne pas rater alors que le pays poursuit ses efforts pour améliorer sa connectivité nationale et digitaliser ses services publics et ses entreprises.
Cette démarche à Pékin fait écho à des chantiers déjà lancés au Togo. La création de l’Ecole Nationale Polytechnique et l’opérationnalisation des Classes-Métiers dès la rentrée 2026-2027 participent de la même logique : rapprocher l’école du monde professionnel, intégrer le numérique dans la pédagogie et préparer les jeunes aux métiers de demain.
La visite a d’ores et déjà produit un résultat concret. Les deux structures visitées ont adhéré à la vision technologique portée par le Président du Conseil et se sont engagées à offrir des formations gratuites aux meilleurs étudiants togolais dans les technologies de pointe.
Plus qu’une visite, c’est donc un investissement dans le capital humain. En misant sur la robotique, la 6G et la formation de ses talents, le Togo cherche à s’assurer une place dans l’économie de demain.
Launetogo

