Le tirage est fait. Les poules sont connues. Du 11 au 13 novembre, sept établissements vont se disputer le titre suprême du sport universitaire togolais. Et tous devront passer par la même forteresse : l’Université de Lomé.
Le ton est donné. Ce mercredi 4 novembre 2026 à Lomé, la Direction des sports scolaires et universitaires (DISSU) a procédé au tirage au sort des finales nationales des championnats universitaires 2025-2026. Un exercice qui n’a rien d’anodin : il dessine les destins, fixe les rivalités, lance la guerre des nerfs.
Et le verdict est sans appel : l’Université de Lomé, tenante du titre, est tête de poule dans TOUTES les disciplines. Football masculin et féminin, handball masculin et féminin, basketball masculin, volleyball masculin. Une domination qui dit tout de sa suprématie, mais qui en fait aussi la cible à abattre.
Des poules qui promettent des chocs
En football masculin, la bataille se jouera en deux groupes de trois. Dans la poule A, Lomé croisera l’INFA de Tové et l’ESGIS, au stade Omnisport. Dans la poule A’, l’Université de Kara, l’IFNTI et la nouvelle venue, l’ENS d’Atakpamé, s’affronteront sur le terrain de l’Université de Lomé. Seuls les premiers de chaque poule iront en finale. Aucun droit à l’erreur.
Chez les dames, pas de demi-mesure : poule unique de quatre au terrain Olympe Africa. Lomé, INFA de Tové, Kara, ENS d’Atakpamé. Tout le monde contre tout le monde. Les deux premières se retrouveront en finale.
Même formule pour le handball féminin, le handball masculin (Lomé, Kara, INFA de Tové), le basketball masculin (Lomé, Kara, ENS d’Atakpamé, UCAO-UUT) et le volleyball masculin (Lomé, INFA de Tové, Kara). Dans toutes ces disciplines, le 1er affrontera le 2e en finale.
Le programme est déjà bouclé. Exemples de chocs à ne pas manquer : Lomé – Kara en handball masculin, Lomé – Kara en basketball, Lomé – INFA de Tové en ouverture du football féminin, Kara – ENS Atakpamé, UCAO-UUT – ENS Atakpamé en basketball. Du 11 au 13 novembre, le stade Omnisport, Olympe Africa et le terrain de l’Université de Lomé ne désempliront pas.
700 sportifs attendus, une organisation millimétrée
Près de 700 sportifs et encadreurs, issus de sept universités et établissements d’enseignement supérieur, sont attendus à Lomé le 10 novembre.
Les compétitions démarreront le 11 au matin sur les différents sites, avant la cérémonie officielle d’ouverture à 14h30. Et ce n’est pas tout : un meeting d’athlétisme est également prévu au stade de Kégué.
« La cérémonie permet d’abord aux équipes de connaître leur poule et leurs combinaisons de matchs, puis de finaliser leur préparation », explique M. Ayouba Zibo, Directeur des Sports Scolaires et Universitaires.
Au-delà du sport : consolider pour élargir
Mais pour M. Zibo, l’enjeu dépasse les médailles. Cette édition s’inscrit dans une logique de « consolidation » des réformes engagées ces dernières années.
Il rappelle que les finales régionales universitaires ont permis d’associer plusieurs régions à la compétition, alors qu’elle tournait auparavant presque uniquement autour de Lomé et Kara. La DISSU veut d’abord asseoir ces acquis, avant d’envisager de nouvelles ouvertures, notamment vers la région des Savanes. L’ambition affichée : voir toutes les régions représentées aux finales nationales de 2027.
Lomé : « On ne peut pas aller dans une compétition pour la perdre »
Du côté de l’Université de Lomé, la sérénité est de mise, mais la détermination aussi. Espoir Yedibaoma, chef de la section sport, résume l’état d’esprit :
> « C’est du sport universitaire. Premièrement, c’est pour le plaisir des étudiants, et l’enjeu vient après. »
Mais le plaisir n’exclut pas l’ambition. Le tirage est « sans surprise », à une nuance près : l’équipe d’Atakpamé, arrivée cette saison en football masculin, lui est encore peu connue. Pour le reste, Lomé a déjà croisé ses adversaires la saison dernière.
Interrogé sur l’ambition de « tout rafler », il ne se dérobe pas : « C’est l’objectif assigné par les autorités. On ne peut pas aller dans une compétition pour la perdre. »
Sur la domination de son université, il l’attribue « un peu aux deux » : la force de Lomé et le travail que les autres doivent encore fournir. Et il y voit une émulation saine : que les autres cherchent à les battre fera progresser tout le championnat.
UCAO-UUT : le petit poucet qui veut grandir
Face à ce géant, l’UCAO-UUT n’est engagée qu’en basketball masculin. Son responsable des œuvres universitaires, Edorh T. Biova, est lucide : Lomé et Kara disposent de plus de licenciés et d’une plus grande expérience.
Mais il mise sur l’engouement pour renforcer son équipe au fil du temps. Et l’ambition reste claire : « Si on a été jusqu’à la finale, c’est pour gagner. »
Rendez-vous le 11 novembre
L’Université de Lomé veut défendre sa suprématie. Six autres établissements veulent bousculer la hiérarchie. Du 11 au 13 novembre, à Lomé, le sport universitaire togolais va écrire un nouveau chapitre. Et il promet d’être spectaculaire.
LE PROGRAMME COMPLET
Football masculin – Poule A – Stade Omnisport
Lomé – INFA de Tové / INFA de Tové – ESGIS / ESGIS – Lomé
Football masculin – Poule A’ – Université de Lomé
Kara – IFNTI / IFNTI – ENS Atakpamé / ENS Atakpamé – Kara
Football féminin – Poule B – Olympe Africa
Lomé – INFA de Tové / Kara – ENS Atakpamé / Lomé – Kara / ENS Atakpamé – INFA de Tové / ENS Atakpamé – Lomé / Kara – INFA de Tové
Handball masculin – Poule C – Omnisport
Lomé – Kara / Kara – INFA de Tové / INFA de Tové – Lomé
Handball féminin – Poule D – Omnisport
Lomé – Kara / ENS Atakpamé – INFA de Tové / Lomé – ENS Atakpamé / INFA de Tové – Kara / INFA de Tové – Lomé / ENS Atakpamé – Kara
Basketball masculin – Poule E – Omnisport
Lomé – Kara / UCAO-UUT – ENS Atakpamé / Lomé – UCAO-UUT / ENS Atakpamé – Kara / ENS Atakpamé – Lomé / UCAO-UUT – Kara
Volleyball masculin – Poule F – Omnisport
Lomé – INFA de Tové / INFA de Tové – Kara / Kara – Lomé
Finales : 1er A contre 1er A’ en football masculin. Dans les autres disciplines, 1er contre 2e de poule.
Launetogo

