Le Golfe de Guinée a été frappé les 28 et 29 juin 2026 par des précipitations d’une intensité rarement observée ces dernières années. Le Togo en a lourdement subi les conséquences. Les régions Maritime, Plateaux et Centrale ainsi que le District Autonome du Grand Lomé, ont été submergées par les eaux. Le bilan provisoire fait état de 5 décès, d’importants dégâts matériels et de perturbations majeures de la circulation sur plusieurs axes stratégiques.
Dès les premières alertes, le gouvernement a activé les leviers de la gestion de crise. Le ministre de la Sécurité a déclenché le Plan ORSEC et confié la coordination opérationnelle à l’Agence Nationale de Protection Civile. Dans la foulée, l’ensemble des acteurs de la Plateforme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes s’est mobilisé. Sapeurs-pompiers, forces de défense et de sécurité, collectivités territoriales, services sociaux et partenaires humanitaires ont convergé vers les zones sinistrées avec un objectif clair : évacuer les populations en danger, sécuriser les sites à risque et apporter une assistance immédiate. Selon les autorités, cette action coordonnée a permis de contenir l’ampleur des pertes humaines et matérielles. Une évaluation multisectorielle est actuellement en cours afin de mesurer avec précision l’étendue des dommages et d’adapter l’aide aux besoins réels des communautés.
Le gouvernement exprime sa profonde compassion aux familles endeuillées et sa solidarité aux ménages durement éprouvés. Il réaffirme que toutes les dispositions sont prises pour rétablir au plus vite des conditions de vie dignes et sûres. Sur le terrain, les priorités portent sur la distribution d’abris temporaires, de vivres et de kits d’hygiène aux personnes déplacées. Parallèlement, les équipes procèdent au balisage des zones fragilisées et à la mise en place d’un accompagnement psychosocial et financier en faveur des sinistrés, dans un élan de solidarité nationale. L’exécutif salue à cet égard l’engagement des acteurs de la protection civile, des forces de sécurité et des volontaires, et les encourage à maintenir cet effort jusqu’au retour complet à la normale.
Au-delà de la gestion de l’urgence, les autorités insistent sur la nécessité de renforcer la prévention. Elles appellent chaque citoyen à s’impliquer dans le curage régulier des caniveaux, l’entretien des ouvrages de drainage, la libération des voies naturelles d’écoulement des eaux et une meilleure gestion des déchets et des eaux pluviales. Ce sont autant de gestes qui, mis bout à bout, contribuent à réduire la vulnérabilité des quartiers les plus exposés. Le gouvernement invite également les médias et les internautes à privilégier les sources officielles et à faire preuve de responsabilité afin de ne pas propager de fausses informations en cette période sensible.
La saison des pluies se poursuivant, la vigilance reste de mise. En cas d’urgence, les populations peuvent contacter les numéros verts suivants : le 170 pour l’ANPC, le 118 pour les sapeurs-pompiers, le 1244 pour la Police Nationale, le 172 pour la Gendarmerie Nationale et le 1014 pour le CNCU.
L’épisode des 28 et 29 juin met en lumière un défi devenu structurel. Entre la réponse aux crises et la prévention des risques, le Togo entend consolider sa résilience face à des phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes.

