Ce n’est plus un secret pour personne que les élections Législatives et Régionales au Togo arrive à grand pas. Pour le numéro 1 des parti politique l’Union des forces pour le changement (UFC), pas besoin d’attendre la fin de leur mandat pour se prononcer. Le 3ème vice président à l’Assemblée Nationale Sena Alipui fait un petit point et annonce les attentes du plus grand parti du Togo pour les prochaines échéances.
Au jour le jour, les choses se précisent quant à la tenue des élections législatives et régionales dans le pays. Par communiqué en date de jeudi, la commission électorale nationale indépendante (CENI) a scellé la fin du recensement et annonce la publication dans les jours à venir des listes électorales provisoires. La période du contentieux sera donc ouverte pour recevoir les éventuelles plaintes quant aux omissions, les supposés mineurs écrits ou encore les personnes indûment inscrites.
Des deux élections qui sont en vue, les législatives devront notamment permettre de renouveler l’Assemblée nationale en place depuis décembre 2020, une législature dont fait partie le parti de Gilchrist Olympio avec ses 07 députés.
« Nous avons fait le travail de 07 sur 91, nous avons fait le travail de 07 personnes et pour les 07 que nous sommes, nous en avons fait pas mal. Ce n’est pas assez, nous sommes loin du compte. Le Togo peut être encore plus loin et les Togolais méritent mieux que ça », a présenté Séna Kokou Alipui, 3ème vice-président à l’assemblée nationale et ancien président du groupe parlementaire Ufc.
Et de préciser la stratégie avec laquelle ils ont pu mener la vie parlementaire depuis lors face au poids lourd que constitue le parti présidentiel Union pour la République (UNIR).
« Au niveau de l’opposition parlementaire, nous avons décidé de faire bloc et de travailler en toute synergie pour arracher des compromis qui ne tiennent pas compte de notre nombre. Parce que si on voulait aller arithmétiquement, c’est mort d’avance. On discute et partout on peut avoir le consensus, nous en sommes preneurs. Et donc nous avons mené les discussions ces cinq dernières années de façon à ce que la majorité ne sente pas le besoin de recourir au fait qu’elle est la majorité et qu’elle passe en force », a souligné M. Alipui.
« Et jusqu’à présent, cela a marché », a-t-il rassuré.
Que retenir donc de cette stratégie qui a marché selon les députés UFC ? Le 3ème vice-président de l’Assemblée nationale pointe du doigt un certain nombre de choses dont la revalorisation du SMIG, les élections communales, la création d’un cadre de dialogue pour les acteurs politiques, la remise en liberté de détenus de droit commun, le mécanisme de solidarité dénommé Novissi.
L’un des acquis de la législature sortante est également la limitation du mandat présidentiel avec le retour des deux tours que les précédentes mandatures n’étaient pas arrivées à faire et ont passé tout le temps à se tirailler sans trouver de consensus.
« Ce sont quelques-uns des engagements que nous avions pris lors de la campagne en 2018 et nous voudrions être jugés par rapport à ces engagements. Oui, on dirait que la plupart des acquis émanent du gouvernement. Nous sommes des porteurs d’idées et nous mettons la patrie devant la partie dans nos plaidoyers. Et l’objectif n’est pas de vaincre mais de convaincre, puisque l’essentiel est que l’idée passe pour le bonheur des populations », a déclaré Séna Alipui.
Reconnaissant que tout n’a pas pu être fait des engagements, il rassure que les pourparlers vont se poursuivre, comme cela a toujours été fait afin d’arriver à obtenir d’autres acquis comme la réduction des impôts sur les sociétés, les états généraux de la chefferie traditionnelle pour en faire une institution de la république afin de leur donner de la valeur et du crédit en tant que garant des us et coutumes.
Bref, l’UFC entend continuer son combat pour l’amélioration des conditions de vie des populations.
« On ne peut pas demander à quelqu’un qui a faim de réagir comme quelqu’un qui est dans de bonnes conditions. Pour les élections qui arrivent, nous avons trois priorités qui sont la paix, la liberté et la prospérité. Il faut que le pays soit en paix, que les gens soient libres et aient de bons salaires en étant bien payés au terme du travail fait », a annoncé Séna Alipui.
Selon lui, les problèmes de pauvreté et de corruption doivent nécessairement être réglés afin d’envisager véritablement le développement de notre pays. Sans cela, les crises de valeurs auxquelles l’on assiste de nos jours risquent de s’accentuer nous amenant à des lendemains incertains dans la vie sociale.
« La prostitution prend de l’ampleur dans le pays ; les gens mènent une véritable vie de débauche. Pour nous, on estime que ce n’est que symptomatique de la crise de valeurs que nous avons actuellement. La pauvreté nous a poussés dans un certain retranchement qui font que si ce n’est pas réglé, à terme notre société va s’effondrer. Mais, heureusement que le Togo n’est pas sur cette voie car étant un hub, avec des ressources humaines et naturelles nécessaires à exploiter pour que la propriété soit partagée », a martelé ce responsable de l’Ufc.
C’est sur ces perspectives que le parti Ufc va aussi poursuivre le ménage interne sans ne plus s’offrir en spectacle devant la face de l’opinion, comme cela avait été le cas il y a quelques semaines.
Avec le Reflet d’Afrique

