Face aux crues consécutives aux pluies diluviennes des 29 et 30 juin, l’État togolais intensifie la coordination de sa réponse. Réunis mercredi au Centre national des opérations d’urgence pour le second point de situation, les acteurs du Plan ORSEC ont dressé un bilan d’étape, ajusté les priorités et réaffirmé leur engagement commun auprès des sinistrés.
Une coordination élargie sous l’égide de la PNRRC
La séance était présidée par le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et Président de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe. Autour de la table : ministres membres de la Plateforme, préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, haut commandement des forces de défense et de sécurité, agences du Système des Nations Unies – PNUD, UNICEF, PAM, UNFPA – l’OIM, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile dont WANEP, ainsi que les clusters opérationnels du dispositif national.
L’objectif était triple : partager une analyse commune de la situation dans les zones affectées, actualiser la cartographie des interventions en cours et hiérarchiser les besoins urgents des populations.
L’anticipation comme clé de l’efficacité
Le ministre de la Sécurité a salué la réactivité observée depuis le déclenchement du Plan ORSEC. Selon lui, cette efficacité découle d’un travail de préparation structurant. Le *Plan de Préparation et de Réponse 2026* a été activé, les opérations préventives de curage des caniveaux et des bassins de rétention ont été menées, et l’exercice national de simulation *MIA DZRADO 2026* a permis de rôder les mécanismes de commandement et de terrain. Résultat : tous les acteurs étaient opérationnels dès les premières heures.
Si l’ensemble des clusters prévus a été activé, tous n’ont pas nécessité un déploiement maximal. Une flexibilité qui, pour les autorités, illustre la capacité du dispositif à s’ajuster en temps réel aux besoins du terrain.
Solidarité nationale et appui des partenaires
Le Gouvernement a exprimé sa compassion aux familles endeuillées. Au nom de l’Exécutif, le ministre Madjoulba a présenté ses condoléances aux proches des victimes et réaffirmé la solidarité de la Nation.
Sur le plan de l’assistance, le *centre des sinistrés de LOGOPE* reste pleinement fonctionnel. Si la majorité des ménages a privilégié l’hébergement chez des proches, plusieurs ONG ont mis à disposition des refuges temporaires pour les familles sans solution. L’État leur a adressé ses remerciements pour cet élan de solidarité.
Maintenir la vigilance, renforcer la cohérence
Les participants ont réitéré leur volonté de maintenir une coordination étroite afin de garantir une réponse rapide, cohérente et proportionnée à l’évolution de la situation. La collaboration entre services publics, partenaires humanitaires, médias et la conduite civique des populations ont été unanimement saluées comme des facteurs déterminants de l’efficacité de la riposte.
Le Gouvernement a remercié l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux pour leur mobilisation, et a exhorté les populations à la prudence. Il invite chacun à respecter les consignes officielles et à signaler toute situation critique via les numéros d’urgence : 170, 118, 1014, 117, 1244, 171, 172.
La veille reste de mise. Les autorités assurent poursuivre les opérations d’assistance et adapter les dispositifs aussi longtemps que nécessaire pour protéger les personnes et limiter les conséquences des inondations.

