L’Université de Kara vient d’écrire une nouvelle ligne de son histoire académique. Durant deux jours, les 29 et 30 juin, treize étudiants de la quatrième promotion de médecine ont soutenu leurs thèses au sein des infrastructures nouvellement opérationnelles du site de Pya. Organisée par la Faculté des Sciences de la Santé, cette première vague de soutenances groupées a été ouverte sous la présidence de la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, Présidente de l’Université de Kara.
Au-delà de l’exercice académique, l’évé
nement revêt une dimension institutionnelle. Pour le Professeur Matchonna Kpatcha, doyen de la FSS, le choix du site de Pya traduit la trajectoire ascendante de la faculté : « Ces soutenances sont l’épilogue d’un parcours rigoureux fait d’apprentissage clinique, de stages hospitaliers et de recherche. Elles attestent aussi des efforts engagés pour doter nos étudiants d’un cadre de formation moderne, fonctionnel et conforme aux exigences de la pratique médicale contemporaine. » L’installation sur ce nouveau campus marque ainsi la volonté de l’université d’aligner ses ambitions pédagogiques sur des moyens matériels adaptés.
Des parcours individuels, une mission commune
La fin de cycle a laissé place aux témoignages des nouveaux diplômés, entre soulagement et gravité. *Dr SOKPE Bona Etonam parle d’un « accomplissement personnel autant que collectif » et rappelle l’exigence qui accompagne le titre : « Le serment que nous prêtons nous engage à l’humilité, à la compétence et à l’écoute. Nos communautés attendent de nous plus que des diplômes : elles attendent des soignants. » Dr Essoh Koga, lui, a rendu hommage à l’écosystème qui a porté sa formation : « Enseignants, encadreurs, familles, camarades… Cette thèse est le fruit d’un accompagnement constant. Nous entrons dans la profession avec la détermination d’être utiles, là où les besoins sont les plus pressants. »
Avec cette vague, la Faculté des Sciences de la Santé injecte treize profils supplémentaires dans le système de santé togolais. Leur formation, adossée à des travaux de recherche en lien direct avec les pathologies et les réalités épidémiologiques locales, les prépare à intervenir dans des contextes variés, du centre hospitalier universitaire au district sanitaire périphérique.
L’organisation de ces soutenances à Pya consacre deux avancées : la montée en maturité d’une faculté créée pour élargir l’offre de formation médicale dans la région septentrionale, et la mise en service effective d’un campus appelé à devenir un pôle d’enseignement et de recherche en santé. Pour l’Université de Kara, il s’agit d’une étape cohérente avec sa Vision 2030 : produire des cadres de haut niveau, ancrer la recherche dans les besoins du pays et participer, par la qualité de ses diplômés, à l’amélioration durable des indicateurs de santé publique.

