Le Togo tire les leçons de la Covid-19. Un Institut National de Santé Publique (INSP) verra bientôt le jour.
Jeudi 8 octobre à Lomé, les documents de gouvernance du futur institut ont été validés lors d’une rencontre réunissant les acteurs du secteur. Une étape décisive qui fait passer le projet de l’intention à l’exécution.
Anticiper, surveiller, répondre
Sa mission sera claire : doter le pays d’un bouclier sanitaire.
L’INSP devra anticiper les crises, consolider la surveillance épidémiologique, améliorer la capacité de réponse face aux menaces et produire des données fiables pour orienter les décisions de santé publique.
> « Nous avons ressenti le besoin de doter notre pays d’un Institut national de santé publique. Ce besoin s’est davantage fait sentir pendant la gestion de la Covid-19, qui a mis en évidence l’importance d’avoir un dispositif capable d’anticiper les crises sanitaires », a expliqué Dr Rebecca Kinde, médecin de santé publique.
Prévu par le Plan National de Développement Sanitaire, l’institut entre désormais dans sa phase opérationnelle.
« Il conviendra de maintenir la dynamique, de préciser les responsabilités, de fixer les échéances et de veiller à ce que les recommandations se traduisent concrètement. Notre objectif doit rester clair et exigeant : mettre en place un INSP crédible, performant et durable », a souligné Kokou Wotobe, secrétaire général du ministère de la Santé.
L’initiative bénéficie du soutien technique de l’OMS et d’Expertise France.
Pour le Togo, c’est un changement de paradigme : passer d’une santé qui réagit aux urgences à une santé qui les prévoit.
Launetogo

