Interpellé vendredi 10 octobre à l’Assemblée nationale, le ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, a répondu aux critiques de l’opposition qui reproche au Président du Conseil de s’investir dans la résolution des crises des Grands Lacs et d’ailleurs, sans montrer le même engagement pour la crise politique nationale.
Pour l’exécutif, le procès est injuste.
« Son rôle dans les médiations et le règlement de différends internationaux est salué unanimement dans la sous-région, sur le continent et au-delà », a défendu Gilbert Bawara.
Les auteurs de ces critiques ? Des responsables de l’opposition et des acteurs de la société civile proches d’eux, qui dénoncent une crise politique persistante au Togo et l’absence de solution durable. Des attaques que le pouvoir classe au rang de « polémiques stériles, dans lesquelles l’opposition semble s’être spécialisée ».
Tout en reconnaissant à ces acteurs le droit de s’exprimer « au nom du principe de la démocratie », le ministre estime qu’ils font fausse route. Il appelle à « être pragmatique » et à dépasser les considérations politiciennes.
Faure Gnassingbé est disponible, assure-t-il, si des acteurs politiques ou de la société civile le sollicitent pour aider à régler un différend interne.
Et pour preuve que le dialogue n’a pas été négligé, Gilbert Bawara rappelle les différents cadres de concertation initiés, dont l’actuel Cadre Permanent de Concertation (CPC) : « Les travaux s’y poursuivent, en l’absence des mêmes qui crient que rien ne se fait ».
Concluant que « aucune œuvre humaine n’est parfaite », le ministre renvoie la balle : dans un dialogue, chaque partie doit aussi assumer sa part de responsabilité.
Source : Avec Republicoftogo

