Ce n’est pas à Pékin que Faure Gnassingbé a entamé sa visite officielle en Chine, mais à Xi’an, ancienne capitale impériale et point de départ de la Route de la Soie. Un choix hautement symbolique.
Arrivé vendredi 10 octobre 2026 dans la province du Shaanxi, le Président du Conseil togolais a voulu voir, avant les palais du pouvoir, les champs du futur.
Yangling, le laboratoire qui inspire le Togo
Première étape : le Parc de démonstration de l’agriculture intelligente de Yangling. Ici, l’agriculture n’a plus rien de traditionnel. Intelligence artificielle, robotique, pilotage numérique de l’irrigation, sélection de semences par data : tout est optimisé de la graine à la transformation.
Le Président togolais a suivi avec attention la chaîne de production. Un modèle qui fait écho à la priorité togolaise : moderniser une agriculture qui emploie 65% de la population.
« Une innovation prend toute sa valeur lorsqu’elle apporte une réponse adaptée aux besoins des producteurs et tient compte de leurs moyens et de leurs réalités quotidiennes », a-t-il insisté.
Le message est clair : le Togo ne veut pas d’une technologie de vitrine, mais d’une innovation utile, à bas coût, pour le petit producteur.
Le Shaanxi et la Kara désormais jumelés
Au-delà de la technologie, c’est la méthode de coopération qui change. Lors de son entretien avec le gouverneur Zhao Gang – « la Chine et le Togo sont de grands amis, de bons partenaires et les peuples sont des frères » – Faure Gnassingbé a plaidé pour une coopération décentralisée.
Concrètement, un mémorandum d’entente a été signé entre la province du Shaanxi et la région de la Kara. Au programme : agriculture, énergie, environnement et gestion des ressources naturelles.
Une diplomatie qui ne se joue plus seulement entre Lomé et Pékin, mais entre territoires. C’est le nord du Togo, agricole et en quête de transformation, qui est directement connecté au grenier technologique chinois.
« Le Togo s’engage lui aussi dans cette voie, avec humilité et détermination », a résumé le dirigeant togolais.
Après le Shaanxi, direction d’autres provinces puis Pékin pour consolider un partenariat qui, de Xi’an à Kara, veut prendre racine dans la terre.
La rédaction

