Les efforts déployés ces dernières années ont porté leurs fruits, avec une baisse significative du taux de prévalence du VIH, tombé à 1,7% en 2022. Cette amélioration est le résultat d’une combinaison de facteurs : des campagnes de sensibilisation intensives, un accès élargi aux traitements antirétroviraux et des stratégies de prévention ciblées.
Pour consolider ces acquis et accélérer la riposte, le gouvernement togolais a mis en place de nouvelles initiatives. La décentralisation des services de santé permettra d’améliorer l’accès aux soins dans les régions moins touchées par l’épidémie. Par ailleurs, des ressources supplémentaires seront allouées à la lutte contre le VIH dans le Grand Lomé, où la prévalence reste élevée. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des objectifs 95-95-95 fixés par l’OMS, qui visent à ce que 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, soient traitées et aient une charge virale indétectable.
Le Togo s’est engagé à atteindre ces objectifs ambitieux d’ici 2026. Les 4e Journées scientifiques sur le VIH et le Sida, organisées en juillet 2024, ont permis de faire le point sur les avancées et de définir de nouvelles stratégies pour accélérer la riposte. Les participants ont souligné l’importance de poursuivre les efforts de prévention, d’améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et de renforcer les systèmes de santé.
En s’appuyant sur les résultats déjà obtenus et en renforçant sa collaboration avec les partenaires techniques et financiers, le Togo est déterminé à éliminer l’épidémie de VIH à l’horizon 2030, conformément aux objectifs de développement durable et de celui fixé par l’OMS.

