Le Togo s’apprête à entamer sa saison des pluies, mais avec des nuances régionales importantes. L’Agence nationale de la météorologie (ANAMET) a annoncé, le 14 mars dernier, un déficit pluviométrique attendu dans le sud du pays, notamment dans la partie sud de la région Maritime et le nord de la région Centrale. Ce déficit, prévu entre mars et mai, devrait progressivement s’atténuer pour atteindre des niveaux normaux au cours des mois suivants.
À l’inverse, les régions des Plateaux et des Savanes devraient connaître une pluviométrie normale, voire excédentaire. Cette disparité géographique se reflète également au niveau hydrologique : le bassin du Mono inférieur devrait connaître des niveaux d’eau supérieurs à la normale, tandis que le bassin du Lac affichera une tendance normale à excédentaire.
Face à ces prévisions contrastées, l’ANAMET adresse des recommandations cruciales aux populations togolaises. Les agriculteurs du sud sont invités à privilégier des cultures à cycles courts, résistantes à la sécheresse et offrant un rendement élevé. Pour toutes les populations, la prudence est de mise : il est fortement conseillé d’éviter les zones inondables, particulièrement vulnérables en cas de précipitations abondantes dans certaines régions.
« Au-delà de cette prévision globale, nous assurerons un suivi régulier avec des mises à jour pour affiner les prévisions quotidiennes et intra-saisonnières », a précisé le directeur général de l’ANAMET, Issaou Latifou.
Cette annonce souligne l’importance de la surveillance météorologique pour l’agriculture et la gestion des risques liés aux inondations au Togo. L’adaptation des pratiques agricoles aux conditions climatiques spécifiques à chaque région est essentielle pour garantir la sécurité alimentaire et la protection des populations. Il est à espérer que ces prévisions permettront aux autorités et aux populations de se préparer efficacement à la saison des pluies.

