C’est une présence qui n’est pas passée inaperçue au Palais des Congrès de Lomé. Depuis le 21 octobre, les premières Journées Scientifiques du Service de Santé des Armées battent leur plein, et l’Hôpital DOGTA-LAFIÈ y occupe une place à part.
Il ne s’agit pas simplement d’une participation. Quand on parle du Service de Santé des Armées face aux défis sécuritaires et sanitaires actuels, qui est le thème de ces JSSSA 2026, on parle en réalité du quotidien de DOGTA-LAFIÈ.
Car DOGTA-LAFIÈ n’est pas un hôpital comme les autres. C’est l’unique hôpital de référence de niveau IV du pays. C’est le sommet de la pyramide sanitaire. Et c’est surtout l’arrière-base naturelle du soldat blessé. Quand le médecin de l’avant stabilise un blessé de guerre dans le Nord, c’est vers ses blocs opératoires, vers sa réanimation, vers ses spécialistes que le regard se tourne pour la chirurgie lourde et la reconstruction. Les thématiques qui animent les ateliers, des blessures de guerre au psychotraumatisme, de la traumatologie routière aux urgences spécialisées, sont les dossiers que ses équipes traitent chaque jour.
Sa participation, saluée dès la cérémonie officielle d’ouverture qui a réuni professionnels de santé, experts et institutionnels, prend tout son sens dans le contexte actuel. DOGTA-LAFIÈ incarne ce trait d’union devenu vital entre le monde militaire et le monde civil. Hôpital militaire par son essence, il est ouvert à tous les Togolais. C’est cette double culture qui nourrit les débats les plus sensibles de ces Journées, notamment la table ronde organisée avec le PNUD sur la contribution du Service de Santé des Armées à la consolidation de la paix et au renforcement de la confiance avec les populations, ou encore les échanges sur l’Assurance Maladie Universelle.
En s’engageant pleinement dans ces premières JSSSA qui se clôturent le 23 octobre, l’Hôpital DOGTA-LAFIÈ réaffirme une vocation qui est la sienne depuis sa création. Celle de partager l’expertise de haut niveau acquise par ses praticiens, celle de porter l’innovation médicale face aux nouvelles menaces comme les risques NRBC et la problématique de l’appareillage et de la réinsertion du blessé, et celle de renforcer une coopération sans laquelle aucun système de santé ne peut tenir face à des défis à la fois sécuritaires et sanitaires.
En définitive, la présence de DOGTA-LAFIÈ transforme ces Journées scientifiques. Elle les fait passer d’un cadre de réflexion à une démonstration de force opérationnelle.

