Dans un contexte où la compétitivité des plateformes industrielles se joue autant sur les infrastructures que sur la qualité des ressources humaines, l’Autorité de Coordination de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) a organisé une session de formation stratégique à l’intention de ses équipes. Conduite par l’expert international KIM YOUNG Sam, cette initiative s’inscrit dans une politique assumée de développement des compétences. Elle s’est tenue en présence de l’Administrateur Général, Idiola SANDAH, venu réaffirmer une conviction. Placer le capital humain au cœur de la transformation industrielle du Togo.
Une plateforme industrielle qui entre dans l’âge de la maturité
Lancée pour faire du Togo un hub de transformation locale et d’exportation de produits à valeur ajoutée, la PIA d’Adétikopé a franchi les premières étapes de l’installation des unités de production, de la logistique et des services aux investisseurs. L’enjeu, désormais, est de passer de la phase d’implantation à celle de la performance durable. Cela suppose des process optimisés, des standards internationaux respectés et des équipes capables d’anticiper, d’innover et de résoudre. C’est dans cette logique que l’Autorité de Coordination a décidé d’investir massivement dans la montée en compétences de son personnel, technique comme administratif.
Une session stratégique sous la conduite de KIM YOUNG Sam
L’animation de la session a été confiée à KIM YOUNG Sam, expert reconnu dans l’accompagnement des zones économiques spéciales et des parcs industriels en Asie et en Afrique. Le choix du formateur traduit la volonté de l’Autorité de confronter ses équipes aux meilleures pratiques mondiales en matière de gestion de plateformes, de lean management, de maintenance prédictive, de pilotage par les indicateurs et de culture de la qualité. Loin d’un séminaire théorique, la formation a été conçue comme un atelier opérationnel. Diagnostic des goulots d’étranglement internes, études de cas tirées du quotidien de la PIA, simulation de résolution de problèmes et élaboration de plans d’action individuels et collectifs.
Les modules ont porté sur quatre axes. L’efficacité opérationnelle des chaînes de service aux industriels installés. La réduction des délais de traitement administratif et douanier sur la plateforme. L’optimisation de la maintenance des utilités et des infrastructures mutualisées. Et la diffusion d’une culture de la performance mesurable, adossée à des tableaux de bord partagés.
Le message de l’Administrateur Général : « Aucune machine ne remplace le talent »
En ouvrant les travaux, Idiola SANDAH, Administrateur Général de la PIA, a rappelé que les bâtiments, les routes, les réseaux électriques et les entrepôts ne produisent de la valeur que s’ils sont exploités par des hommes et des femmes compétents, motivés et responsables. « Investir dans les compétences, c’est accélérer la performance. Aucune machine ne remplace le talent. Aucune procédure ne remplace l’engagement », a-t-il déclaré devant les cadres et agents réunis.
Pour l’Administrateur Général, la transformation industrielle que porte la PIA ne sera crédible que si l’Autorité de Coordination elle-même devient une référence en matière de gouvernance, de réactivité et d’orientation client. La session de formation traduit donc une vision claire. Faire du capital humain le premier actif stratégique de la plateforme, avant même le foncier aménagé ou les incitations fiscales.
Du savoir à l’impact : un dispositif d’accompagnement post-formation
L’Autorité de Coordination ne veut pas d’une formation sans lendemain. À l’issue de la session avec KIM YOUNG Sam, chaque direction de la PIA a été invitée à formuler trois engagements de performance à 90 jours, assortis d’indicateurs vérifiables. Un dispositif de coaching et de revue mensuelle a été mis en place pour suivre la mise en œuvre, corriger les écarts et valoriser les progrès. L’objectif est double. Ancrer les acquis dans les pratiques quotidiennes et créer une émulation interne autour de la culture du résultat.
Cette démarche s’articule avec la politique plus large de gestion des talents de la PIA. Cartographie des métiers critiques, parcours de certification, mobilité interne, partenariats avec les centres de formation professionnelle et les universités pour alimenter le vivier de compétences. L’Autorité entend ainsi réduire sa dépendance à l’expertise importée et construire, à moyen terme, une classe de managers industriels togolais capables de piloter des parcs de nouvelle génération.
Pourquoi le capital humain est le prochain avantage comparatif
Dans la compétition entre plateformes industrielles ouest-africaines, les différentiels d’infrastructures tendent à se réduire. Ce qui fera la différence dans les cinq prochaines années, ce sont la qualité de service, la fiabilité des utilités, la célérité des formalités et la capacité à résoudre le problème d’un investisseur en 24 heures. Autant de variables qui dépendent directement de la compétence, de l’autonomie et de la responsabilisation des équipes de l’Autorité de Coordination.
En formant ses cadres aux standards internationaux, la PIA d’Adétikopé anticipe les exigences des groupes industriels qui arbitrent entre plusieurs sites d’implantation. Un investisseur ne choisit pas seulement un terrain et un régime fiscal. Il choisit un écosystème. Et l’écosystème, c’est d’abord les femmes et les hommes qui le font fonctionner.
la PIA parie sur l’intelligence collective
La session stratégique animée par KIM YOUNG Sam, sous le regard de l’Administrateur Général Idiola SANDAH, marque un tournant. La PIA d’Adétikopé assume que la bataille de la compétitivité se gagnera dans les têtes avant de se gagner dans les usines. En mettant le développement des compétences au centre de sa feuille de route, l’Autorité de Coordination envoie un message aux investisseurs, aux partenaires et à ses propres équipes. La transformation industrielle du Togo sera tirée par l’excellence humaine, ou elle ne sera pas.

