La lutte contre la corruption dans les marchés publics crée un axe Lomé-Niamey.
Une délégation de haut niveau de l’ARCOP-Niger séjourne au Togo du 28 septembre au 2 octobre 2026. Cinq experts conduits par Idi Mamane Karbo, président du Conseil national de régulation de la commande publique du Niger, sont venus s’inspirer du modèle togolais.
Au cœur de la mission : comment prévenir et sanctionner les pratiques frauduleuses.
À Lomé, avec l’ARCOP-Togo, les deux régulateurs décortiquent toute la chaîne du traitement des dénonciations. Comment recevoir un signalement ? Comment l’enregistrer sans fuite ? Comment instruire le dossier, collecter les preuves, respecter le contradictoire, puis sanctionner un soumissionnaire véreux ?
Les investigations, les techniques d’enquête, les sanctions applicables aux candidats et attributaires pris en faute sont passés au peigne fin.
La délégation nigérienne poussera aussi la porte de la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP), pour voir comment le Togo exerce son contrôle a priori, avant même que le marché ne soit attribué.
Plus qu’une visite de courtoisie, c’est un partage d’armes pour assainir la commande publique, souvent pointée comme le maillon faible de la gouvernance en Afrique de l’Ouest.

