Face aux défis sanitaires, le Togo mène une action déterminée pour renforcer son personnel médical. Formation et recrutement sont au cœur d’une stratégie qui vise à améliorer la couverture sanitaire et la qualité des soins sur l’ensemble du territoire. Grâce à ces efforts, le pays enregistre des progrès significatifs, sauvant des millions de vies. Cette réussite s’inscrit dans une transformation plus globale du secteur de la santé, incluant la modernisation des infrastructures, l’équipement des centres de santé, la lutte contre les maladies endémiques et une meilleure répartition des ressources humaines et financières. La couverture maladie universelle contribue également à cet effort. La stratégie gouvernementale, axée sur le renforcement des ressources humaines, s’avère donc fructueuse dans l’amélioration de la prise en charge des patients.
Le Togo face au défi démographique et sanitaire
Le Togo compte environ 8,09 millions d’habitants (recensement 2022), avec une croissance démographique annuelle de 2,3 %. Ce dynamisme démographique met à rude épreuve le système de santé, organisé en trois niveaux : six régions sanitaires, 39 districts et 117 communes. En 2015, seulement 44 % des villages bénéficiaient d’un accès aux services de santé préventifs assurés par des agents communautaires. Pour améliorer significativement l’accès aux soins et répondre aux besoins croissants de la population, le gouvernement togolais a mis en place un programme ambitieux visant à renforcer les capacités du personnel de santé.
1 320 formations sanitaires
En 2021, le pays disposait de 1 320 structures sanitaires, reflétant les investissements consentis dans les infrastructures de santé. Cependant, la répartition des ressources humaines était inégale. Alors que 36 % des 12 945 agents de santé publique recensés fin 2023 étaient concentrés dans le Grand Lomé (4 634 agents), les régions rurales, notamment les Savanes, en comptaient un nombre significativement moindre (1 305 agents). La répartition se détaillait ainsi : région maritime (1 679 agents), région des Plateaux (2 145 agents), région de la Kara (1 803 agents) et région Centrale (1 379 agents). Ces chiffres mettent en lumière les disparités d’accès aux soins entre les zones urbaines et rurales.
Des recrutements réguliers
Pour pallier le manque de professionnels de santé, de nombreux concours ont été organisés ces dix dernières années. Ces recrutements massifs ont dynamisé le secteur public, renforçant tous les corps de métier : médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, personnel de laboratoire et techniciens. Grâce à cette initiative, le rapport patient-soignant s’est amélioré, la qualité des soins a progressé, notamment dans les structures périphériques, et la pénurie de personnel qualifié a été en partie résorbée.

