La salle Evala de l’Hôtel du 2 Février a servi de cadre ce vendredi matin au lancement officiel du *Conseil National de la Comptabilité du Togo (CNC-Togo). Une nouvelle étape dans la modernisation de la gouvernance financière du pays.
La cérémonie était présidée par *M. Badanam Patoki*, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, représentant *M. Essowè Georges Barcola*, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. Le secrétaire général du ministère, *M. Stéphane Akaya*, et plusieurs directeurs généraux étaient également présents.
Une institution au service de la confiance
Dès l’ouverture, *M. Elanyo Emegnimo*, président du CNC-Togo, a rappelé l’enjeu. Pour lui, la qualité de l’information comptable n’est plus une option. Elle est devenue une condition essentielle de la confiance des investisseurs, des partenaires économiques, des institutions financières et des citoyens.
Le Conseil aura donc une responsabilité majeure, a-t-il souligné. Il s’agira de créer les conditions d’une information comptable fiable, pertinente, comparable et conforme aux normes internationales. S’adressant aux membres nommés, il les a appelés à travailler avec professionnalisme, rigueur et sens de l’intérêt général afin de faire du CNC-Togo un organe dynamique, crédible et proche des entreprises, des administrations et de tous les utilisateurs de l’information financière.
La comptabilité érigée en levier de gouvernance
Prenant la parole au nom du Gouvernement, M. Badanam Patoki a situé l’installation du Conseil dans la vision du Président du Conseil, *Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé*. Il a cité cette orientation : si la République change, la méthode de gouvernance doit changer aussi. Une gouvernance fondée sur la clarté des engagements, la redevabilité et la responsabilité partagée, où chaque projet a un calendrier, un budget, un responsable et un suivi. C’est ainsi, a-t-il dit, que l’évaluation deviendra une culture et la performance un impératif.
C’est dans cet esprit que s’inscrit le CNC-Togo. Sa mission, a insisté le ministre, est essentielle pour renforcer la crédibilité du système d’information financière, promouvoir les bonnes pratiques et rendre l’environnement économique plus transparent, plus attractif et plus performant. Qualifiant la comptabilité de langage de la transparence, de la bonne gouvernance et de la confiance, il a rappelé qu’à l’heure des exigences de l’OHADA, de l’UEMOA et des investisseurs internationaux, la fiabilité des données devient un atout stratégique.
S’adressant aux membres du Conseil nommés pour la mandature 2026-2029, M. Patoki a précisé leurs attributions. Ils devront émettre des avis sur la réglementation comptable, formuler des propositions au Conseil Comptable Ouest Africain et veiller à la coordination de la recherche ainsi qu’à la diffusion de la documentation. Au-delà de la simple conformité, il les a exhortés à faire de la comptabilité un véritable outil de pilotage économique au service du développement durable et de la bonne gouvernance.
Le ministre a salué la volonté des plus hautes autorités de faire du secteur privé un acteur majeur de la transformation structurelle de l’économie. Il a rendu hommage à la vision du Président du Conseil et demandé aux membres de cultiver le dialogue, l’intégrité et la responsabilité partagée. « Vous aurez la lourde mission de faire en sorte que chaque chiffre raconte une histoire vraie, celle d’une économie résiliente, transparente et prospère », a-t-il déclaré.
Lancement et entrée en fonction immédiate
C’est sur cette note que M. Badanam Patoki a, au nom du Gouvernement, déclaré le démarrage officiel des activités du CNC-Togo. « En acceptant cette mission, vous devenez les architectes de la confiance économique de notre pays. Je vous invite à travailler avec détermination, ouverture et intégrité, afin que le CNC-Togo soit reconnu comme une référence nationale et régionale », a-t-il conclu.
La cérémonie s’est terminée par une photo de famille. Elle a été suivie de l’ouverture des travaux de la 2e session ordinaire du Conseil.
Nommés pour trois ans renouvelables une fois, conformément à l’arrêté 271/MFB/SG/DGT/DELFIC/2026 du 26 avril 2026, les membres du Conseil entament ainsi leur mandat avec l’ambition de donner aux comptes publics et privés du Togo plus de lisibilité et de crédibilité.

