Un constat alarmant a été dressé par le Ministre Prof. Dodji Komla Kokoroko concernant la dégradation récurrente du patrimoine des établissements scolaires. Abattage illégal d’arbres, accaparement de terrains et pâturage incontrôlé : ces pratiques mettent en péril la préservation de l’environnement scolaire et soulèvent des questions cruciales sur la responsabilité des chefs d’établissements.
La note de service du 2 avril dernier pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs dans la gestion du patrimoine scolaire. L’exploitation anarchique des ressources arboricoles, souvent facilitée par la complaisance ou la négligence des chefs d’établissements, est particulièrement préoccupante. La noté souligne l’importance du respect du plan triennal de développement et de l’obtention d’une autorisation préalable du directeur régional pour tout projet d’abattage ou d’exploitation d’arbres. L’accaparement illégal des parcelles scolaires et les dégâts causés par le pâturage incontrôlé sont également mis en lumière, soulignant la nécessité d’une surveillance accrue et d’une application rigoureuse des réglementations en vigueur.
Afin de préserver le patrimoine foncier des établissements, il est formellement interdit d’attribuer, sous quelque prétexte que ce soit, des parcelles du domaine scolaire à des tiers. Aussi, toute exploitation du patrimoine foncier doit être strictement portée à la connaissance du directeur régional et ne peut s’effectuer en dehors du cadre scolaire.
Par ailleurs, pour les établissements ne disposant pas encore de murs de clôture, j’encourage le reboisement d’essences à croissance rapide pour marquer les limites de leur domaine.
Les directeurs régionaux et chefs d’inspection sont chargés du suivi rigoureux de l’application de ces directives qui visent à assurer la pérennité du patrimoine scolaire et garantir un cadre serein d’apprentissage.
La préservation du patrimoine scolaire est une responsabilité collective. Le ministre appelle à une prise de conscience et à une action ferme pour mettre un terme à ces pratiques illégales. Une meilleure gestion, une collaboration renforcée entre les différents acteurs et une application rigoureuse des règles sont essentielles pour garantir la protection de l’environnement scolaire et assurer un cadre d’apprentissage sain et durable pour les élèves.

