Depuis quelques temps, on observe une multiplication inquiétante de structures de soins privées, toutes catégories confondues, s’installant sans autorisation sur le territoire national. Malgré les efforts du Ministère de la Santé pour réguler ce phénomène, notamment par des rappels à l’ordre et la publication de listes des structures autorisées, cette pratique illégale persiste.
Ce phénomène soulève de vives inquiétudes quant à la qualité des soins dispensés à la population. En effet, l’absence d’autorisation et de contrôle réglementaire expose les patients à des risques importants. Les structures illégales peuvent manquer de personnel qualifié, d’équipements adéquats et de protocoles de sécurité, mettant en danger la santé des patients.
Il est crucial de rappeler que l’exercice de la médecine et des professions paramédicales en clientèle privée est strictement réglementé. L’article 180 du code de la santé et les dispositions réglementaires y afférentes, notamment la circulaire n° 095/2017/MSPS/CAB/SG/DGAS/DESR du 22 juin 2017, définissent clairement les conditions d’autorisation et les exigences à respecter pour garantir la sécurité et la qualité des soins.
Face à cette situation, il est impératif de renforcer les mesures de contrôle et de sanction pour lutter contre l’installation anarchique des structures de soins. Des campagnes d’information et de sensibilisation auprès de la population sont également nécessaires pour les informer des risques liés à la fréquentation de structures non autorisées.
C’est ainsi que le ministère a donné un ultimatum de six(6) mois pour les structures de santé qui sont dans les irrégularités. Passé ce délai, le Professeur DARRÉ dit qu’il va sévir.
La santé de la population est un enjeu majeur. Il est donc indispensable de garantir que les soins dispensés soient de qualité et dispensés dans des structures respectant les normes en vigueur. La lutte contre l’installation anarchique des structures de soins est une priorité absolue pour protéger la santé de tous.

