Le mardi 23 décembre 2025, l’hôtel 2 Février de Lomé a vibré au rythme de la créativité et de l’innovation lors du deuxième jour du Kids Innovation Days. Placé sous le thème « Noël de l’intelligence artificielle », cet événement, orchestré par le Conseil international de l’intelligence artificielle (CONIIA) et parrainé par le président Faure Essozimna Gnassingbé, a transformé la salle de conférence en un laboratoire géant dédié aux enfants passionnés de technologie.

Au cœur des ateliers, une dizaine d’enfants, âgés de 8 à 15 ans, ont manipulé des cartons, des tuyaux et des pailles recyclés pour concevoir des lustres lumineux intelligents. Encadrés par des experts du CONIIA, ils ont décrypté les bases de l’IA et de la robotique, apprenant à programmer des capteurs de mouvement et des lumières LED interactives. « L’objectif est de leur montrer que l’innovation naît souvent de ce qu’on a sous la main », explique Carine Poell, , formatrice et ingénieur observant avec fierté une fillette de 10 ans ajuster un circuit imprimé sur une structure en carton.

L’ambiance, teintée de magie de Noël, a vu émerger des inventions étonnantes : des guirlandes réagissant au son, des étoiles motorisées et même un « Père Noël robot » guidé par reconnaissance vocale. « C’est comme si on construisait des jouets, mais en mieux ! », Kéita Ramatou, 15 ans, les doigts tachés de colle chaude.
Kéita Ramatou, élève en classe de 5ᵉ. Lors de cette deuxième journée des Kids Innovation Days 2025, un atelier a été dédié à la création de lustres lumineux. Grâce à cet exercice, j’apprends à manipuler des petits composants pour fabriquer ces décorations. Ainsi, nos parents n’auront plus besoin d’acheter des guirlandes ou des lustres pendant les fêtes. Cet atelier me semble vraiment captivant pour nous, les enfants : il allie créativité et utilité pratique tout en développant nos compétences manuelles. Une belle façon d’apprendre en s’amusant !
« J’ai adoré l’alchimie entre les rires de ma fille et les étincelles de son lustre. Une journée où la science est devenue complicité. » , a laissé entendre la maman de Ramatou
En marge des ateliers, des discussions ont mis en lumière l’importance d’intégrer l’IA dès le plus jeune âge, surtout dans un contexte africain en quête de solutions locales. Rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2026, où les petits génies promettent de repousser les limites du possible… avec trois fois plus de paillettes.
Prudence AFANOU
