Le gouvernement veut aller plus vite et plus fort sur l’attractivité. lors du conseil des ministres du mercredi 26 août 2026, présidé par *faure essoximna gnassingbé*, trois décrets majeurs ont été adoptés pour refondre le dispositif national de promotion des investissements. au cœur de la réforme : l’agence de promotion des investissements et de la zone franche (api-zf).
l’objectif est clair : simplifier, sécuriser et rendre plus efficace le parcours de l’investisseur au togo.
un guichet unique renforcé et élargi
jusqu’ici chargée de la promotion et de la délivrance des agréments, l’api-zf voit ses compétences élargies. le nouveau décret lui confie désormais aussi l’aménagement, la gestion et la mise à disposition de zones industrielles.
en clair, l’agence ne se contente plus d’orienter et d’agréer. elle devient opérateur direct des espaces dédiés à l’industrie. cette intégration doit permettre de réduire les délais, d’harmoniser les procédures et d’offrir aux entreprises des sites clés en main, viabilisés et conformes aux standards internationaux.
le texte renforce également les mécanismes de transparence et de maîtrise des risques dans l’octroi des agréments et des avantages fiscaux. l’idée : mieux cibler les projets à fort impact et éviter les dérives.
fin de la sazof : rationalisation et efficacité
Autre décision forte : la *dissolution de la société d’administration de la zone franche (sazof)*.
créée pour gérer la zone franche, la sazof voyait ses missions doublonnées avec celles de l’api-zf depuis la loi n°2019-005 du 17 juin 2019 portant code des investissements. le conseil des ministres acte donc la fusion.
le décret prévoit la reprise par l’api-zf de l’ensemble des missions, du patrimoine et du personnel de la sazof, conformément à la loi. cette intégration doit doter l’agence de moyens humains et matériels plus importants pour devenir un « véritable instrument de mise en œuvre » de la politique industrielle du pays.
résultat attendu : un seul interlocuteur pour l’investisseur, moins de lourdeurs administratives, plus de cohérence dans la gestion des zones franches et industrielles.
des agréments plus rapides et plus sécurisés
pour lever un dernier frein, le gouvernement a aussi révisé le fonctionnement du *comité d’agrément*.
le nouveau décret met la procédure en conformité avec le code des investissements et le nouveau statut de l’api-zf. parmi les innovations :
– dématérialisation de la procédure pour déposer et suivre son dossier en ligne.
– encadrement des délais de traitement afin de gagner en prévisibilité.
– renforcement de la diligence raisonnable* sur les investisseurs pour garantir l’intégrité.
– nouvelle gouvernance du comité : composition resserrée, règles strictes sur les conflits d’intérêts, la confidentialité et la responsabilité des membres.
l’ambition est d’instaurer une procédure « plus rapide, transparente et sécurisée », tout en protégeant l’état contre les risques liés aux avantages accordés.
Cap sur l’industrialisation
Avec cette réforme, le togo se dote d’un cadre institutionnel jugé plus « cohérent, souple et performant ». l’enjeu est d’accompagner l’accélération des investissements privés et le développement des pôles industriels, notamment dans le cadre de la plateforme industrielle d’adetikopé.
En regroupant promotion, aménagement et gestion sous une seule agence, l’état parie sur une meilleure lisibilité pour les investisseurs et une exécution plus rapide des projets.
reste maintenant la mise en œuvre : opérationnaliser pleinement l’api-zf, former les équipes et communiquer sur ce nouveau guichet unique pour que les effets se ressentent rapidement sur le terrain.

