Les chiffres parlent d’eux-mêmes. en 2023, les entreprises minières et de carrières au togo ont déclaré 124,25 milliards de francs cfa au titre des paiements extractifs. une somme publiée par le ministère chargé de l’énergie et des ressources minières qui confirme la place centrale du sous-sol dans la mobilisation des ressources publiques.
Un secteur qui concentre quasiment tous les paiements extractifs
sur l’ensemble des revenus extractifs déclarés l’année dernière, *es mines et carrières pèsent 99,14 %. loin devant les autres segments.
cette domination montre à quel point l’exploitation du phosphate, du clinker, des matériaux de construction et des autres ressources du sol constitue aujourd’hui le principal canal de revenus tirés du domaine extractif national.
Trois administrations captent 91 % des recettes
la répartition des encaissements met en lumière le rôle des régies financières et techniques.
la direction générale des mines et de la géologie (dmg) arrive en première position avec 38 % des recettes budgétaires extractives. elle est chargée du suivi des titres, du contrôle de la production et de la conformité des opérateurs.
le commissariat des impôts suit avec 30 %. il collecte la fiscalité directe et les prélèvements liés à l’exploitation.
le commissariat des douanes complète le trio avec 23 % au titre des droits et taxes sur les exportations de produits miniers et l’importation d’équipements.
au total, ces trois structures assurent 91 % de la mobilisation. une répartition qui reflète les trois leviers de l’état : encadrement technique, fiscalité interne et commerce extérieur.
Au-delà des montants, l’exigence de transparence
124 milliards fcfa en une année. la performance financière est réelle. mais elle pose aussi la question de la gestion.
pour les autorités, le défi n’est plus seulement de collecter. il est de garantir la *traçabilité* de chaque franc, d’assurer une gouvernance transparente* et de traduire ces ressources en impacts concrets.
il s’agit de mieux valoriser le potentiel géologique du pays, de renforcer les contrôles, et surtout de faire en sorte que les communautés vivant à proximité des sites miniers bénéficient de retombées directes en termes d’emplois, d’infrastructures et de développement local.
le minier, levier budgétaire à consolider
avec plus de 124 milliards fcfa déclarés, le secteur minier s’impose comme un pilier de l’économie togolaise. il contribue de façon significative à l’équilibre budgétaire et à l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
la prochaine étape consistera à transformer ce poids financier en développement durable : meilleure répartition des revenus, formalisation accrue des carrières, et lien plus fort entre exploitation des ressources et progrès social.
P.A

