
Au Togo tout comme dans les autres pays, le Commissionnaire en Douane Agréé (CDA) occupe une place prépondérante dans la chaîne logistique nationale. Dans le souci de partager et d’acquérir plus d’ expérience ,une délégation des commissionnaires du Ghana et du Benin sur invitation de l’Union professionnelle des agréés en douanes du Togo (UPRAD-Togo) a séjourné à Lomé depuis mercredi 6 septembre 2023.
Plusieurs raisons sous-tendent cette visite. Il s’agit notamment de veiller à la réglementation qui régit la profession des commissionnaires. Aussi, relevé les difficultés rencontrées dans chaque pays afin de trouver une solution pérenne. Pour ce faire plusieurs approches sont évoquée allant du renforcement
des relations surtout en ce moment où le poste juxtaposé de Noèpé sera opérationnel.
En terre togolaise, UPRAD-TOGO et ses invités ont effectué des visites sur certains sites dont la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) et le poste juxtaposé de Noèpé. Ils ont été également reçus par le ministre chargé du commerce, Kodjo Adedze et celui des transports, Affoh Atcha-Dédji, le directeur général du Port autonome de Lomé, Fogan Adegnon, la présidente de la Chambre d’industrie et du commerce du Togo (CCI-Togo) et le président du Conseil national du patronat (CNP).
Pour, le président de l’UPRAD-Togo Patrice Magnon, il est important que nos structures prennent les choses en main pour éviter les pertes fiscales.
« Les multinationales sont en train d’extrapoler leur mission. Les amateurs nous envahissent parce qu’ils connaissent déjà les projets en vue et ont accès aux chargeurs. Ils sont en train de nous créer une concurrence déloyale. Face à cette situation, nous ne pouvons rester les bras croisés. Nous voulons donc travailler en synergie pour éradiquer la déperdition fiscale, faire optimiser les recettes pour nos pays et créer la richesse locale », a-t-il laissé entendre.
Abordant dans le même sens déclaré M. Eddy Akron du Ghana n’a pas manqué de rappeler l’importance de travailler en synergie pour atteindre l’objectif commun. « Nous avons une mission bien définie à accomplir puisque nous faisons les mêmes activités et nous nous sommes rendus compte que nous ne pouvons pas y arriver seuls. C’est ce qui nous a amenés ici afin de pouvoir renforcer nos relations avec nos frères togolais. C’est vrai que des actions sont menées au niveau sous-régional. Mais cela nous empêche pas de se mettre entre Etats pour assainir notre profession », a-t-il souligné.
Même son de cloche chez la délégation Béninoise conduite par Tayewo Moustafa qui a salué l’initiative « Nous pensons qu’avec la collaboration entre les faîtières, nous pouvons échanger sur les pratiques qui tirent notre profession vers le bas et essayer de les éradiquer. Cette initiative est à saluer et nous demandons qu’elle soit pérenne », a-t-il fait savoir.

