Le président togolais Faure Gnassingbé a ouvert la Réunion de Haut-Niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs, ce vendredi 16 janvier à Lomé. Dans son discours d’ouverture, il a souligné l’importance de la cohérence et de la coordination des efforts pour parvenir à une paix durable dans la région.
« Nous ne sommes plus au temps des diagnostics répétés. Nous ne sommes plus au temps des déclarations, qui se superposent sans toujours se renforcer », a-t-il déclaré. « La situation en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs nous oblige à la cohérence de l’action ».
Faure Gnassingbé a identifié quatre messages clés pour guider les travaux de la réunion. Tout d’abord, il a souligné que cette réunion de haut-niveau est un moment de vérité pour l’action africaine. « L’Afrique ne doit pas échouer dans sa mission de paix », a-t-il déclaré.
Ensuite, il a insisté sur la nécessité d’une cohérence stratégique pour parvenir à une paix durable. « Il ne suffit pas de proclamer la paix. Il faut la construire dans le temps », a-t-il souligné.
Le président togolais a également mis l’accent sur l’importance de rendre opérationnel le processus africain unifié. « L’enjeu aujourd’hui n’est pas d’inventer quelque chose de nouveau. Il est de faire fonctionner efficacement ce que nous avons déjà décidé ensemble », a-t-il déclaré.
Enfin, il a rappelé que la paix doit être vécue par les populations. « La paix ne se mesure pas uniquement à la signature d’accords ni à la tenue de réunions. Elle se mesure à la sécurité retrouvée, à l’accès aux services essentiels et au retour progressif de la confiance dans la vie quotidienne », a-t-il souligné.
« Lomé ne doit pas être une conférence de plus. Ce doit être un moment de clarification politique », a conclu Faure Gnassingbé.
