Ce samedi 28 mars 2026, le quartier Hedzranawoe N2 renouvelle son Comité de Développement de Quartier (CDQ). Mais derrière cette démarche citoyenne se cache un scandale : la Directrice Régionale de l’Éducation du Grand Lomé, Madame Afantchao Akossiwa, candidate sur l’une des listes, aurait instrumentalisé des élèves pour servir sa campagne. Un détournement inadmissible de l’autorité éducative.
Alors que deux listes s’affrontaient démocratiquement pour diriger le CDQ de Hedzranawoe N2 (Commune du Golfe 2), une dérive inquiétante a éclipsé le processus électoral. Madame Afantchao Akossiwa, haute fonctionnaire en charge de l’Éducation pour le Grand Lomé et candidate sur l’une des listes en lice, est accusée d’avoir utilisé son autorité de manière flagrante et inacceptable.
Selon plusieurs sources concordantes, la directrice aurait ordonné à des élèves du Lycée de Hedzranawoe, encore en tenue scolaire, de se rendre au domicile du Chef de quartier Togbui AWOUDJA – lieu du scrutin – pour s’y inscrire sur les listes électorales et, implicitement ou explicitement, voter pour sa liste. Des jeunes, placés sous son autorité pédagogique et administrative, transformés en chair à propagande et en électeurs captifs.
Cette action soulève plusieurs graves problématiques
Abus d’autorité manifeste : En tant que Directrice Régionale de l’Éducation, Madame Afantchao dispose d’un pouvoir considérable sur les établissements scolaires et leurs élèves. Utiliser cette position pour contraindre ou influencer fortement des élèves mineurs dans un processus politique extérieur à l’école constitue un abus de pouvoir caractérisé. L’école doit être un sanctuaire d’apprentissage, pas une réserve de militants forcés.
Manipulation de mineurs : Les élèves, par leur statut et leur âge, sont particulièrement vulnérables à l’autorité d’une figure comme la Directrice Régionale.
L’abus de pouvoir dénoncé à Hedzranawoe N2 dépasse le simple scandale électoral. Il révèle une trahison fondamentale : celle d’une fonctionnaire censée incarner l’exemplarité éducative, mais utilisant son autorité pour transformer des élèves en instruments politiques. Quand l’école devient un champ de manoeuvres partisanes, c’est l’avenir même de nos enfants qui est compromis.
Madame Afantchao Akossiwa, en détournant sa mission au profit d’ambitions locales, a piétiné l’éthique et la confiance placée en son institution. Ce dévoiement exige des sanctions exemplaires – non seulement pour rétablir la justice, mais pour rappeler qu’aucune ambition ne justifie l’exploitation des plus vulnérables.
La démocratie locale mérite mieux que des complicités forcées. Elle exige des acteurs intègres, libres de toute manipulation. Hedzranawoe le vaut bien.

