À l’heure où l’accès à un emploi décent s’impose comme l’un des facteurs de relance économique, la question de l’insertion professionnelle se pose avec acuité. Au Togo, le programme d’Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (Aide) est heureusement là, érigé en instrument solide.
Les responsables du programme indiquent qu’entre 2024 et 2025, une progression remarquable du nombre de stagiaires placés dans le cadre du programme est à noter.
Ils sont passés de 1 281 à 1 960, soit une augmentation de plus de 53 % qui témoigne de la pertinence des dispositifs d’accompagnement vers l’emploi.
Les stagiaires accompagnés dans chaque région
Le bon mouvement s’opère d’abord dans le Grand Lomé, véritable épicentre de l’activité économique. Le nombre de bénéficiaires y bondit de 775 en 2024 à 1 400 en 2025. C’est une hausse significative, qui reflète la concentration des opportunités.
Le programme Aide trouve ainsi dans cet environnement un terrain d’expression privilégié, où l’insertion ne relève plus de l’exception, mais tend à devenir la norme.
Au-delà du Grand Lomé, les autres régions participent également à cette embellie, quoique de manière différenciée. La région maritime enregistre une progression de 84 à 110 stagiaires, tandis que les Plateaux passent de 98 à 140.
La région de la Kara confirme, elle aussi, une tendance positive, avec 194 bénéficiaires en 2024 contre 205 en 2025. Cette stabilité ascendante témoigne d’un ancrage durable du programme dans les zones septentrionales. La région centrale voit ses effectifs passer de 56 à 45, tandis que les Savanes enregistrent également une légère baisse, de 74 à 60.
Utilité du programme
Le programme d’Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (Aide), coordonné par l’ANPE depuis 2011, vise l’insertion de jeunes diplômés âgés de 18 à 40 ans via des stages de 6 à 12 mois. Il permet de placer chaque année des jeunes dans des entreprises privées et parapubliques, avec un taux d’insertion professionnelle estimé à 70 %.
S’agissant des caractéristiques des stages, les entreprises privées et parapubliques accueillent les stagiaires avec une contribution de l’État pour faciliter cette première expérience professionnelle. Ainsi, l’insertion professionnelle cesse d’être un processus périphérique pour devenir un élément constitutif du développement.
En définitive, il faut le dire, la progression du nombre de stagiaires placés entre 2024 et 2025 ne relève pas du hasard. Elle incarne une transformation en profondeur des mécanismes d’insertion, désormais arrimés à une stratégie assumée. Une mutation qui, progressivement, redéfinit les contours du marché du travail togolais.

