Il y a un an et demi, une conviction s’imposait aux responsables de l’hôpital Dogta-Lafiè : doté d’un plateau technique quasi complet, d’une réanimation moderne et d’équipements de pointe, l’établissement avait tout pour réaliser sur place les interventions cardiaques qui poussaient encore trop de Togolais à s’expatrier. « Les gens vont à l’étranger pour se faire opérer du cœur. Pourtant, on a une infrastructure moderne, une belle réanimation. Qu’est-ce qu’il faut pour qu’on puisse faire nos interventions ici ? », confie le Directeur général, AKATA Eyouvei.
De l’idée à la réalité : un soutien décisif au sommet de l’État
L’idée a germé, les devanciers ont été consultés, une inspection a identifié les derniers maillons manquants. Mais le tournant, souligne le DG, tient à l’appui déterminant des plus hautes autorités : « On a été soutenu par les plus hautes autorités, notamment le Président du Conseil et le Directeur de la CNSS, promoteur de l’hôpital. C’est eux qui nous ont encouragés et soutenus. On s’est mis et aujourd’hui c’est une réalité. »
Une réalité qui porte un nom : une campagne de chirurgie cardiaque entièrement gratuite. « Les patients ont payé zéro franc. Grâce à, vous l’avez bien écrit, sous le patronage de Son Excellence Faure Gnassingbé. C’est une action personnelle, il s’est engagé personnellement », insiste AKATA Eyouvei. L’hôpital, avec ses partenaires, a pris en charge l’intégralité des coûts.
Saluer une vision et un leadership au service de la vie
Il faut ici rendre hommage aux premiers responsables de Dogta-Lafiè, mais aussi à ceux qui ont rendu possible cette prouesse médicale et sociale. En tête, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont l’engagement personnel a levé les verrous financiers et institutionnels. À ses côtés, le Directeur général de la CNSS, promoteur de l’hôpital, dont la vision d’un système de santé souverain et accessible trouve aujourd’hui une traduction concrète.
Leur implication dépasse le cadre administratif : elle témoigne d’une politique de santé publique qui place la vie du citoyen au centre des priorités. En permettant à des Togolais de se faire opérer du cœur à Lomé, sans débourser un franc, sans visa médical, sans déracinement, ils redonnent à l’hôpital public ses lettres de noblesse et restaurent la confiance entre la population et son système de soins.
Cap sur l’autonomie : former, répéter, pérenniser
La campagne ne s’arrête pas là. D’autres malades attendent. « La prochaine étape, c’est de continuer à chercher des investisseurs de bonne volonté. Dès qu’on aura assez de moyens, on fera appel aux spécialistes étrangers, sénégalais, burkinabés et autres, pour venir aider les nôtres qui sont jeunes encore dans le domaine », explique le DG AKATA Eyouvei. L’objectif : le transfert de compétences. « Plus on fera de campagnes, plus vite ils seront autonomes. »
Une fierté nationale en construction
Dogta-Lafiè n’est plus seulement un hôpital. Il devient le symbole d’un Togo qui soigne ses enfants, qui forme ses médecins, qui assume sa souveraineté sanitaire. Et si cette ambition prend corps, c’est parce qu’au sommet de l’État, la volonté politique s’est doublée d’un engagement personnel.
Aux équipes de Dogta-Lafiè, au Président du Conseil Faure Gnassingbé, au promoteur de l’hôpital, la Nation doit aujourd’hui une reconnaissance à la hauteur du service rendu : des vies sauvées, des familles soulagées, un espoir rétabli.

