En marge de la Réunion des ministres des Affaires étrangères Corée-Afrique, le Togo et l’Égypte ont choisi de faire du bilatéral une priorité. Le Professeur Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur, s’est entretenu avec son homologue égyptien, Dr Badr Ahmed Mohamed Abdel Aaty, ministre des Affaires étrangères de la République arabe d’Égypte.
Au-delà de la rencontre protocolaire, l’échange a servi à éprouver la solidité d’un partenariat déjà ancien et à en tracer les prolongements. Lomé et Le Caire partagent une même lecture : les relations diplomatiques ne tiennent que si elles produisent des résultats concrets pour les populations.
Les deux ministres ont centré leurs discussions sur l’intensification des échanges économiques. Secteurs prioritaires évoqués : agriculture, infrastructures, énergie, logistique portuaire et formation. L’idée est d’identifier des initiatives opérationnelles, adossées aux complémentarités entre l’expertise égyptienne en grands projets et l’expérience togolaise de hub logistique régional. L’objectif affiché : transformer la qualité politique des relations en flux d’investissements et en partenariats gagnant-gagnants.
Le dialogue s’est ensuite élargi aux dossiers régionaux. Paix, sécurité, stabilité et intégration continentale ont occupé une place centrale. Le Togo et l’Égypte, actifs dans les mécanismes de médiation et de prévention des conflits, ont réaffirmé leur volonté de coordonner leurs positions au sein de l’Union africaine et des Nations unies.
Pour Lomé, cette convergence est stratégique : elle renforce la voix de l’Afrique de l’Ouest dans les équilibres continentaux. Pour Le Caire, elle consolide un axe de coopération Sud-Sud crédible, fondé sur le dialogue et l’appropriation africaine des solutions africaines.
Cette rencontre confirme une dynamique. Depuis plusieurs années, Togo et Égypte multiplient les consultations sur les grandes questions internationales. Le format Corée-Afrique a offert le cadre, mais le fond du propos reste bilatéral : approfondir un partenariat exigeant, ancré dans la confiance et orienté vers l’action.
Lomé et Le Caire partent du même postulat : la diplomatie n’a de valeur que si elle accélère le développement. La rencontre entre le Prof. Robert Dussey et le Dr Badr Abdel Aaty en porte la marque. Après les déclarations d’intention, place aux projets structurants.

