Le bras de fer menaçait de pénaliser les patients. Face à la suspension du tiers-payant par les médecins du secteur privé, le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, Jean-Marie TESSI, a tapé du poing sur la table et convoqué tout le monde autour d’une même table.
Le mercredi 21 octobre 2026, le ministre a réuni à Lomé les Directeurs Généraux des compagnies d’assurances et les représentants des médecins libéraux. L’objectif : désamorcer une crise qui mettait en péril l’accès aux soins pour des milliers d’assurés.
« Le tiers-payant n’est pas négociable »
En suspendant pendant quelques jours le système du tiers-payant, les médecins privés entendaient dénoncer des arriérés de paiement importants de la part des assureurs. Une mesure radicale qui obligeait les patients à avancer l’intégralité des frais de consultation et de soins.
Pour le ministre TESSI, cette pratique est intouchable. Il a rappelé avec fermeté que le tiers-payant est « un mécanisme essentiel de protection des ménages contre les dépenses directes de santé ». Dans un pays qui avance vers la Couverture Sanitaire Universelle, ce système permet aux bénéficiaires d’accéder aux soins sans débourser immédiatement, et il doit non seulement être préservé, mais « s’amplifier et se généraliser ».
« À l’ère de l’Assurance Maladie Universelle, la pratique du tiers-payant devra s’amplifier, se généraliser », a martelé le ministre.
Un deal clair : dettes apurées et factures rigoureuses
Jouant pleinement son rôle de tutelle des deux secteurs, Jean-Marie TESSI a exigé des engagements concrets et immédiats des deux parties.
Aux assureurs, l’injonction a été claire : apurer leurs dettes envers les prestataires de soins dans les meilleurs délais. Message reçu. Les compagnies se sont engagées à solder l’intégralité des arriérés *d’ici au 31 décembre 2026.
Aux médecins, le ministre a demandé plus de rigueur dans l’établissement, la transmission et le suivi de leurs factures, point souvent à l’origine des retards de remboursement.
Au-delà du règlement financier, c’est une nouvelle méthode de travail que veut installer le gouvernement. Le ministre a exhorté les deux parties à renforcer leur cadre de concertation et à privilégier un dialogue permanent et constructif, plutôt que des mesures de rétorsion qui privent les populations de soins.
Une démarche qui s’inscrit, selon le ministère, dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à consolider la confiance entre tous les acteurs du système de santé pour garantir la continuité et la qualité des soins aux Togolais.
Launetogo

