Les autoritĂ©s togolaises ont lancĂ© un rappel ferme aux maires des communes concernant la gestion des rĂ©serves administratives, soulignant que celles-ci relèvent exclusivement du domaine de l’État et ne peuvent ĂŞtre gĂ©rĂ©es ou affectĂ©es sans autorisation prĂ©alable expresse du ministre des Finances et du Budget.
Cette mise au point intervient suite Ă des cas de conseils municipaux ayant dĂ©libĂ©rĂ©, conclu des accords ou signĂ© des conventions portant sur des parcelles relevant des rĂ©serves administratives de l’État, sans en avoir la compĂ©tence lĂ©gale. De telles pratiques sont contraires aux textes en vigueur et demeurent strictement interdites.
ConformĂ©ment aux dispositions de l’article 575 du Code foncier et domanial, toute rĂ©serve administrative relève exclusivement du domaine de l’État. Les communes ne peuvent donc pas disposer, affecter ou engager une parcelle constituant une rĂ©serve administrative sans autorisation prĂ©alable expresse du ministre des Finances et du Budget.
Lorsqu’une commune exprime un besoin foncier pour la rĂ©alisation d’Ă©quipements socio-collectifs, celui-ci doit ĂŞtre satisfait soit par l’acquisition d’une parcelle auprès d’un propriĂ©taire privĂ©, soit par une demande d’affectation d’une parcelle de rĂ©serve administrative adressĂ©e, par voie hiĂ©rarchique, au ministre des Finances et du Budget.
Tout contrat, accord, convention ou dĂ©libĂ©ration portant sur une rĂ©serve administrative, pris sans l’autorisation prĂ©alable du ministre des Finances et du Budget, est nul et de nul effet, sans prĂ©judice des responsabilitĂ©s administratives, civiles ou pĂ©nales pouvant en dĂ©couler.
Les maires sont formellement invitĂ©s Ă veiller personnellement au respect strict de ces dispositions, d’en assurer la diffusion auprès des conseillers municipaux et des services communaux concernĂ©s, et de s’abstenir de toute initiative foncière contraire Ă la rĂ©glementation en vigueur et aux instructions ministĂ©rielles rappelĂ©es ci-dessus.
Le respect de ces règles constitue une exigence impĂ©rative de sĂ©curitĂ© juridique, de bonne gouvernance locale et de prĂ©servation du domaine public de l’État.

