Couleurs, rythmes et mémoire. Le Grand Lomé a vibré au son des tam-tams pour l’apothéose de la 8ème édition de Dunenyo Zã.
Réunies pour l’occasion, les communautés Bè, Aflao et Agoè-Nyivé ont transformé cette journée en une grande célébration de leur identité commune. Placée sous le thème _« Avec Dunenyo Zã, valorisons la jeunesse et la femme, acteurs du développement durable »_, la fête a attiré une foule nombreuse et plusieurs personnalités officielles.
Patrimoine vivant et communion populaire
Bien plus qu’une cérémonie, Dunenyo Zã a été un véritable moment de retrouvailles. Sur les aires de danse, les générations se sont succédées : chants ancestraux, rythmes traditionnels, chorégraphies et prestations artistiques se sont enchaînés pour rendre hommage aux racines partagées des trois communautés.
Au-delà du spectacle, la journée a offert un cadre de dialogue et de partage. Un espace pour transmettre aux plus jeunes les valeurs de solidarité, de respect et de vivre-ensemble qui fondent le Grand Lomé.
Une fête ancrée dans le présent et tournée vers l’avenir
Pour les organisateurs, le choix du thème de cette édition n’est pas anodin. Il s’agit de placer la jeunesse et la femme au centre du projet de développement du territoire.
« Dunenyo Zã est bien plus qu’une simple fête traditionnelle. C’est un espace de mémoire et de transmission* qui permet à des communautés unies par une histoire et des valeurs communes de célébrer leurs racines, de renforcer leurs liens et de renouveler leur engagement en faveur du vivre-ensemble et du développement de leur territoire », a souligné le ministre chargé de la Culture, *Isaac Tchiakpe.
Un message fort : la tradition n’est pas figée. Elle est un levier pour construire l’avenir, en misant sur les forces vives de la communauté.
Huit ans d’une initiative communautaire
Née en 2017 de la volonté des chefs traditionnels des communautés Bè, Aflao et Agoè-Nyivé, Dunenyo Zã s’impose année après année comme le grand rendez-vous culturel du Grand Lomé.
Huit éditions plus tard, la fête a gagné envergure. Elle est devenue un rendez-vous incontournable où la culture sert de pont entre le passé, le présent et les défis de demain.
Samedi, au cœur des chants et des danses, Dunenyo Zã a rappelé une évidence : un peuple qui célèbre ses racines est un peuple qui se projette avec confiance vers l’avenir.

