C’est la fin de l’impunité dans les forêts togolaises. Le gouvernement passe à l’offensive.
Le Togo dispose désormais de brigades mobiles de surveillance environnementale et forestière. La création de ces unités d’élite a été actée le jeudi 1er octobre par un arrêté du ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Professeur Dodzi Kokoroko.
Une réponse musclée à un fléau persistant : les coupes sauvages, le trafic illicite de bois et la dégradation des écosystèmes sensibles.
Des unités d’intervention jour et nuit
Oubliez les contrôles de bureau. Ces nouvelles brigades sont conçues pour le terrain. Leur mission principale : assurer une présence régulière et dissuasive là où la nature est la plus vulnérable.
Massifs forestiers classés, berges des plans d’eau, zones humides, aires protégées et tout autre site signalé comme sensible : aucun recoin n’échappera à leur vigilance. Elles pourront intervenir à tout moment, de jour comme de nuit, sur simple signalement ou suspicion d’activité illégale.
Leur mandat est large et offensif :
– Surveiller et sécuriser les zones à haut risque ;
– Identifier et démanteler les réseaux clandestins d’approvisionnement, de transport et de transformation illégale du bois ;
– Réprimer sur-le-champ les infractions au code forestier et environnemental ;
– Appuyer les autorités locales dans la gestion souvent explosive des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.
Pour mener à bien ces missions, le dispositif sera composé d’agents assermentés des Eaux et Forêts, triés sur le volet pour leurs compétences techniques et leur probité. La coordination nationale sera assurée directement par le Chef de corps des agents des Eaux et Forêts.
Et elles ne travailleront pas seules. L’arrêté prévoit une collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité, les collectivités territoriales et les services techniques déconcentrés. Un véritable maillage sécuritaire vert.
Tolérance zéro pour les prédateurs de la forêt
Cette création intervient dans un contexte de renforcement global de la politique environnementale du Togo. Face à la pression sur les ressources naturelles, l’ambition du gouvernement est claire : consolider la présence de l’État sur le terrain et briser les chaînes du trafic.
Le message du ministre Kokoroko est sans ambiguïté : les coupes non autorisées, le sciage illégal et le trafic de bois ne seront plus tolérés. Avec ces brigades mobiles, le Togo se dote enfin du bras armé capable de faire respecter sa volonté de protéger son patrimoine naturel.

