Depuis ce mardi, le Togo prend part à la 11ème Conférence des Nations Unies sur les océans, qui se tient dans la capitale kényane jusqu’au 18 juin. Conduite par une délégation du ministère de l’Environnement et de l’Économie maritime, la représentation togolaise inscrit sa participation sous le thème de l’édition : « _Notre océan, notre patrimoine, notre avenir_ ».
À Nairobi, la délégation met en lumière les réformes engagées à Lomé pour arrimer la préservation des écosystèmes marins aux politiques publiques nationales. L’approche défendue est claire : toute stratégie de protection doit intégrer ceux qui vivent de la mer. Pêcheurs, mareyeuses, acteurs du tourisme côtier et populations riveraines occupent ainsi une place centrale dans le plaidoyer togolais. Leur dépendance directe aux ressources marines en fait des acteurs incontournables de la gouvernance océanique.
« _L’objectif de notre présence ici est de saisir toute la portée des enjeux internationaux liés à la protection des océans. Il s’agit de mieux intégrer les préoccupations des communautés riveraines dans la conception et la gestion des futures aires marines protégées au Togo_ », a expliqué Anthe Komi, directeur général de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts, ODEF, membre de la délégation.
Ces dernières années, le Togo a consolidé sa politique environnementale et maritime. Sur la bande côtière, plusieurs initiatives ont vu le jour pour encadrer les activités, limiter les pressions sur les habitats marins et promouvoir une exploitation durable. Lutte contre la pollution plastique, suivi des stocks halieutiques, planification de l’espace maritime : le pays cherche à concilier développement économique et résilience des écosystèmes.
La position togolaise rejoint l’appel lancé le 8 juin dernier par le ministre en charge de l’Économie maritime, Edem Tengue, à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan : « _Réimaginer l’océan, ce n’est pas le contempler, c’est le sauver. Ce n’est pas en parler, c’est l’habiter autrement. C’est cesser de le considérer comme un héritage inépuisable et commencer à le traiter comme ce qu’il est : un bien commun de l’humanité, fragile, dont nous sommes les dépositaires devant les générations à venir_ ».
À Nairobi, Lomé entend transformer cette conviction en engagements partagés : protéger pour transmettre, et faire de l’océan un levier de développement durable pour les générations actuelles et futures.

