Depuis la semaine dernière, le ministère en charge de l’Environnement a ouvert une vente aux enchères publiques de bois et produits dérivés saisis sur le territoire national. L’opération, qui se poursuivra jusqu’au 21 juin, porte sur les stocks interceptés entre janvier et juin 2026 par les agents des eaux et forêts lors de contrôles et de patrouilles.
Loin d’être une simple opération commerciale, cette mise aux enchères poursuit un triple objectif : conférer un statut légal aux produits interceptés, assurer une gestion transparente des saisies, et envoyer un signal fort aux réseaux d’exploitation illicite. En revalorisant ces lots dans un cadre réglementé, l’État entend tarir l’intérêt économique du trafic et rappeler que la ressource forestière n’est pas un bien sans maître.
Planches et planchettes, doubles chevrons, bois équarris, grumes de teck, stères de bois de chauffe, bois rouge, charbon de bois : la composition des lots reflète la variété des prélèvements illégaux démantelés ces six derniers mois. Chaque produit est enregistré, traçable et vendu selon les procédures de l’administration forestière.
L’exploitation, le transport, la transformation et la commercialisation des produits forestiers sont strictement encadrés par la réglementation nationale. Cette dernière vise à garantir une gestion durable et à préserver l’équilibre des écosystèmes. Sur le terrain, les services des eaux et forêts maintiennent une veille active : contrôles routiers, inspections de dépôts, missions de surveillance dans les massifs forestiers. L’objectif est constant : réprimer les coupes non autorisées et démanteler les filières de trafic.
Cette action s’inscrit dans la politique plus large des pouvoirs publics en faveur du couvert forestier national et de la biodiversité. Au-delà de la répression, il s’agit de promouvoir une utilisation responsable de la ressource : exploitation maîtrisée, reboisement, valorisation des essences locales et sensibilisation des communautés riveraines.
En mettant ces produits saisis sur le marché légal, l’État transforme un dommage environnemental en levier de dissuasion et de transparence.

