À peine clôturé le séminaire gouvernemental de Djamdè, le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, Sévon-Tépé Kodjo Adedze, et le ministre délégué à l’Eau et à l’Assainissement, Séna Alipui, ont mis le cap sur les régions des Savanes et de la Kara. Objectif de cette descente : éprouver la réalité des chantiers du Programme National de Développement de l’Eau et donner une impulsion décisive pour que l’eau potable cesse d’être une promesse et devienne un droit effectif.
Entourés de la SP-EAU avec sa Directrice générale Dr Huguette Massan Avumadi et de la Togolaise des Eaux dirigée par Gbati Yawanke Wake, les deux ministres ont scruté chaque maillon du dispositif hydraulique en construction.
À Gando, le futur château d’eau de 150 m³ et les trois forages de production prennent forme, tandis que l’extension des réseaux vise à ancrer la sécurité hydrique dans la durée. Plus au nord, Cinkassé affiche une avancée notable : deux réservoirs brise-charge de 50 m³ émergent et 77 kilomètres de conduites se déploient sous terre. Le ministre Adedze l’a noté lui-même : l’ouvrage, encore à l’état d’ébauche lors de la visite précédente, a gagné en consistance.
À Timbou, la délégation s’est arrêtée devant le réservoir au sol de 2 000 m³ et la conduite DN400 reliant Nanergou à Timbou, artère essentielle du futur système d’adduction. L’étape de Dapaong révélait toute l’ambition du programme : réhabilitation de l’usine existante, érection d’une nouvelle unité de production de 7 200 m³ par jour pour desservir 144 000 habitants, prolongement de la conduite Dalwak-Dapaong vers Cinkassé, Korbongou, Tandjouaré, Bombouaka et Bogou, pose de 185 kilomètres de réseau et construction de huit réservoirs totalisant 2 600 m³ de stockage. Le barrage de Dalwak, pierre angulaire de l’approvisionnement, a clos cette séquence.
Ici, le château d’eau de 200 m³ dépasse déjà la barre des 50% d’exécution. Les forages de Kabou, Gandè et Soudou-Tchalimdè sont achevés et délivrent un débit cumulé de 57 m³ par heure. L’ancien réservoir est en réhabilitation et 17 kilomètres de réseau sont en cours d’implantation. Pour le ministre Adedze, ces résultats ouvrent des perspectives concrètes : « _Les forages sont concluants et vont accroître significativement la disponibilité en eau_ ». Il a saisi l’occasion pour rendre hommage à la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont l’engagement pour l’équité territoriale guide l’action.
Face aux entreprises et aux bureaux de contrôle, le mot d’ordre est resté le même : tenir le cap, respecter les normes techniques et contractuelles, tenir les délais. Car derrière chaque mètre de conduite et chaque mètre cube de béton se joue la même bataille : garantir à chaque communauté, des Savanes à la Kara, un accès durable, équitable et sans compromis à l’eau potable.

