Le Togo consolide sa stratégie cacao premium. Quelques semaines après Kessibo-Abréwankor dans la Wawa, un second centre de traitement post-récolte s’ouvrira à Mpoti, commune de Blitta 3. Objectif : capter les marchés de niche, moins volatils et mieux rémunérateurs.
Portée par le Comité de Coordination des Filières Café et Cacao, l’infrastructure d’un hectare a été financée à 50 000 euros, soit 32,8 millions FCFA, par l’association Chocolatiers et Pâtissiers du Monde et le Département des Yvelines. Elle regroupe un magasin de 5 tonnes, un hall de fermentation de 42 caisses, une aire de séchage de 16 tables, plus des locaux administratifs et d’hébergement.
Pensé pour la qualité, le centre doit permettre de commercialiser 25 tonnes de cacao d’excellence dès sa première année, selon Enselme Gouthon, secrétaire général du CCFCC. Les producteurs bénéficient déjà de formations aux techniques de fermentation et de séchage afin d’atteindre les standards exigés par les chocolatiers européens.
Avec Mpoti et Kessibo-Abréwankor, le Togo veut ancrer une filière cacao à forte valeur ajoutée, capable de stabiliser les revenus des planteurs face aux fluctuations des cours mondiaux.

