À l’heure où le Togo plantait d’un seul élan pour a 49e Journée nationale de l’arbre, la Plateforme industrielle d’Adétikopé a transformé le geste en déclaration d’intention. Le long de sa route interne, sur plusieurs centaines de mètres, 1 000 plants ont pris racine sous la conduite de l’Administrateur général de l’Autorité de coordination de la PIA, le Lt-Colonel Idiola Sandah.
À ses côtés : Bertrand Kerguelen, responsable régional Ports secs ; Rodrigue Akue-Atsa, Marketing & Communication Senior Manager ; Dominique Nyazozo, Manager Relations publiques et institutionnelles. Chaque plant a été nominativement parrainé. Une manière de rappeler que la survie de l’arbre dépend autant de la terre que de la responsabilité de ceux qui le plantent.
Du geste symbolique à la norme industrielle
Pour la PIA, reboiser ne se limite pas au 1er juin. La plateforme veut aligner croissance économique et rigueur environnementale. Son approche repose sur trois leviers :
Soutenir le reboisement, ancrer la sensibilisation
Au-delà des 1 000 plants mis en terre, la PIA appuie les initiatives locales et finance des campagnes de sensibilisation auprès des communautés riveraines. L’objectif est de faire comprendre que protéger le couvert végétal, c’est protéger l’eau, les sols et la santé des populations.
Élever le standard environnemental des entreprises
Installées ou en cours d’installation, plus d’une vingtaine d’unités industrielles sont concernées. La PIA exige de chacune des pratiques de production responsables : traçabilité des matières premières, calcul de l’empreinte carbone, approvisionnement durable, légalité des ressources exploitées. L’idée est simple : une zone industrielle compétitive ne peut l’être qu’à condition d’être exemplaire sur la gestion des forêts et des plantations.
Réduire l’impact, suivre l’engagement
Le reboisement est complété par des mesures concrètes : suivi régulier des industries sur le respect des standards internationaux, promotion du recyclage des déchets, actions constantes de réduction des gaz à effet de serre. La plateforme se veut zone pilote où performance économique et performance écologique ne s’opposent pas.
Un écosystème industriel au service de l’emploi et du climat
Inaugurée le 6 juin 2021, la PIA concentre aujourd’hui plus d’une douzaine d’entreprises en pleine activité et une dizaine en phase d’installation. La mission reste celle fixée par les autorités togolaises : créer un maximum d’emplois pour la jeunesse.
Mais la PIA ajoute une couche à cette mission. Créer de l’emploi oui, à condition que ces emplois s’inscrivent dans une économie sobre en carbone et respectueuse du vivant. En plantant 1 000 arbres ce 1er juin, la plateforme rappelle que l’industrialisation du Togo peut rimer avec restauration des écosystèmes.
Planter aujourd’hui, contrôler demain, transformer durablement : telle est la ligne que la PIA veut tenir jusqu’en 2030 et au-delà.

