Dans l’effervescence des festivités marquant le 66e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, la commune Golfe 5 a placé la journée du lundi 27 avril 2026 sous le signe de la culture et de la cohésion. Sous l’impulsion du Maire ABOKA Kossi, l’exécutif communal a réuni à Avedji (Carefour Y) à Lomé, des groupes folkloriques.

L’initiative, présidée par le 3e Maire-Adjoint, Koubalo BADJAMLA, en présence de plusieurs conseillers municipaux et de la représentante du ministre des Arts et de la Culture, visait un objectif assumé. Faire de la diversité culturelle un levier de brassage, de dialogue et d’unité. « L’indépendance n’est pas seulement politique, elle est aussi culturelle. C’est dans nos rythmes, nos pas et nos chants que se lit l’âme d’un peuple », a rappelé M. BADJAMLA après avoir rendu hommage au Président du Conseil Faure Essozimnam GNASSINGBÉ et le Maire ABOKA pour avoir permis l’organisation de cette activité.
De l’Agbadza du Sud-Est, aux cadences syncopées et aux percussions envoûtantes, au Kamou des Kabyè de la région de la Kozah en passant par les danses Sow des communautés du Nord, le plateau artistique a offert un condensé saisissant de la richesse patrimoniale du Togo. Chaque groupe, paré de ses atours traditionnels, a déployé une chorégraphie précise, portée par des chants aux résonances ancestrales. Le public, toutes générations confondues, a communié dans une ferveur palpable, reprenant les refrains, esquissant des pas, abolissant le temps d’une journée les barrières sociales et générationnelles.

Territoire cosmopolite par excellence, la commune Golfe 5 a voulu, par cette manifestation, illustrer sa vocation de carrefour. « Nos quartiers accueillent des Togolais de toutes les régions. Nos danses doivent se parler, nos cultures doivent se rencontrer. C’est ainsi que nous construisons la Nation au quotidien », a souligné un danseur qui a participé à cette activité. La présence de la représentante du ministre des Arts et de la Culture est venue saluer la pertinence de la démarche. Elle a réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir les initiatives locales qui valorisent le patrimoine immatériel et renforcent le sentiment d’appartenance.

Loin de se limiter à une simple exhibition folklorique, l’activité a revêtu une dimension pédagogique. . En ce 27 avril, les pas de danse ont raconté l’histoire d’un peuple, ses luttes, ses joies et sa volonté de cheminer ensemble.
En célébrant son indépendance par la danse, Golfe 5 rappelle une évidence. L’unité nationale n’est pas un décret, elle est une pratique. Et c’est dans le battement des tambours, dans la synchronie des corps et dans le partage des traditions que le Togo, 66 ans après, réaffirme sa promesse : rester un et indivisible dans sa diversité.
Prudence AFANOU

